7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Ils n'étaient pas très bons mais ils parlaient la langue

Journal le plus lu du Canada, The Globe and Mail évoque dans sa dernière édition la vente imminente de l'ASSE au milliardaire Larry Tanenbaum. Merci à notre fidèle potonaute Krees d'avoir déniché cet article dont voici quelques extraits.

"Maple Leaf Sports & Entertainment gagne beaucoup d’argent, mais manque de glamour. Si vous alliez au bar de Saint-Tropez et disiez à la personne à côté de vous que vous êtes propriétaire des Maple Leafs de Toronto, elle pourrait penser que vous travaillez dans le secteur forestier. Les Raptors pourraient faire davantage impression, mais pas récemment. Tout le reste dans la stable MLSE, oubliez ça ! Plus que pour faire des affaires, cela explique l'intérêt du directeur du MLSE, Larry Tanenbaum, pour l'AS Saint-Étienne.

Dernièrement, la Ligue 1 française est devenue un terrain d'essai pour des milliardaires ambitieux. Le genre de personnes qui aimeraient posséder un club en Angleterre, mais qui ne parviennent à convaincre personne de le leur vendre, ou un club en Italie, mais qui ne bercent pas d'illusions au point de croire que ce serait autre chose qu'un désastre. La L1 est une option en or. C'est gros, mais pas grand. Compétitif, mais pas acharné. C'est pour les gens qui ont gagné leur argent de manière ennuyeuse et qui souhaitent se transformer plus tard dans la haute société.

Tanenbaum ne connaît peut-être pas le pays, mais il en comprendra la culture. Saint-Étienne, cest les Maple Leafs du football français : ses jours extrêmement glorieux, c'était il y a bien longtemps. Depuis des décennies, Saint-Étienne est sous la direction tumultueuse d’une série d’hommes d’affaires français. Ils n'étaient pas très bons, mais ils parlaient la langue. Contrairement à ses partenaires du MLSE, Tanenbaum, 79 ans, est fan de ses clubs. Quand ils perdront, vous le verrez arpenter les couloirs d'un air maussade. Saint-Étienne donne à Tanenbaum une chance de devenir un véritable acteur mondial. Contrairement à la WNBA, il n’a rien à construire. C'est déjà construit."