Hognon triste pour les Verts

21/11/2022
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Entraîneur d'une équipe grenobloise toujours en lice en Coupe de France et surtout 4e de L2 avec 15 points d'avance sur la lanterne rouge stéphanoise après 15 journées, Vincent Hognon se confie dans la dernière édition du Dauphiné Libéré. Extraits.

"Je suis un peu surpris. Même si je regarde plus le nombre de points que le classement. Et là, c’est très intéressant. Par rapport au tableau de marche, on est même en avance. Dans les vestiaires, on a affiché l’objectif en grand : c’est 50 points. Et rien ne changera dans le discours tant qu’on ne l’aura pas atteint. Mais il faut aussi être ambitieux et ne rien s’interdire.

Au GF38, il y a une structure restreinte avec un accès rapide au directeur général Max Marty et au président Stéphane Rosnoblet. Par rapport à ce que j’ai vécu auparavant, ça compte, d’autant que je suis venu tout seul. Chacun est bien à sa place. C’est un circuit court, direct, sans intermédiaire.

J’essaie d’avoir une adéquation entre mes actes et mes paroles. Déjà, je ne suis pas copain avec les joueurs. Après, c’est différent selon les âges. Ma porte est ouverte même si on n’est pas toujours obligé de tout expliquer, notamment aux jeunes. Pour comprendre la relation entraîneur-joueur, je m’appuie beaucoup sur mon passé de joueur. Je sais ce que j’attendais. En ça, je peux prédire le comportement de certains. Et intervenir avant une difficulté.

Il faut créer un environnement favorable à travers le discours quotidien. Le cadre technico-tactique est bien sûr important. Mais sans un vestiaire derrière l’entraîneur, il n’y a pas de résultats. A Grenoble, c’est toujours un peu à l’ancienne. Dans mon vestiaire, ça joue encore au tarot… Ce n’est pas un gage de réussite mais cela veut dire quelque chose. J’ai fait le compliment suivant à mes joueurs la saison passée : c’est un groupe dans lequel j’aurais aimé être joueur. 

Entraîner, c’est beaucoup de souffrance quand même. Individuelle, collective, familiale… Pour peu de bons moments finalement. Mais ces moments-là sont tellement intenses qu’on y retourne toujours. Dans la souffrance, on apprend beaucoup sur les autres, sur soi-même. La semaine, avant les matches, ça cogite pas mal. Ça m’arrive souvent de finir la nuit sur le canapé. Quand tu ne dors pas à trois, quatre heures, pour ne pas déranger tout le monde, tu finis sur le canapé… C’est un peu un métier de fou.

Chaque week-end, je me dis que les Verts vont se relancer et ça n'arrive pas. À un moment, on a ce qu’on mérite. Si le club en est là, c’est qu’il a commis des erreurs importantes. Après, ces joueurs-là, avec un entraîneur qui tient la route, un public extraordinaire et un groupe qui va être encore renforcé, l’ASSE peut-elle faire encore moins bien ? Cela me semble impossible. Je pense qu’ils vont faire mieux. Garder Laurent Batlles est une bonne décision selon moi. En tout cas, cette situation me rend très triste, notamment le fossé qui se creuse avec les supporters. Saint-Étienne pour moi, ce sont mes meilleures années de footballeur."

 

 

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