Rumilly-Vallières est d'attaque

Ex-adjoint de David Guion et de Pierre Sage à Chambéry, l'actuel entraîneur du GFA Rumilly-Vallières (qui recevra l'ASSE à Annecy le dimanche 15 novembre à 15h00 lors du 7e tour de Coupe de France), Cédric Rullier a commenté aujourd'hui sur le site de la FFF les impressionnantes stats offensives de son équipe, de loin la plus prolifique tous groupes confondus en National 1 (27 buts en 8 rencontres soit une moyenne de 3,4 pions claqués par match).
"Marquer autant, cela ne m'était jamais arrivé. Mais on a une recette qui fonctionne bien pour former des attaquants ! Déjà, l'an passé, avec Sabri Hattab, on avait le meilleur buteur de notre poule (16 buts). Je ne veux pas dissocier l'aspect collectif de l'aspect individuel. Le joueur, quand il arrive chez nous, entre dans un projet collectif. On va d'abord regarder l'homme. Ensuite, il doit s'adapter à notre projet de jeu et enfin, il y a tout ce qui entre en compte dans le secteur de la performance : la tactique, la technique, le travail devant le but que l'on fait beaucoup... On bosse aussi avec des outils comme des préférences motrices. D'ailleurs, l'un des coachs s'occupe du développement individuel de chaque joueur avec des axes d'amélioration très précis. On a aussi un préparateur mental, on travaille beaucoup sur la confiance en soi. En fait, on choisit les joueurs et après, on les place dans un système.
Sur les 27 buts marqués, 11 l'ont été par des joueurs différents. Arrivé du Clermont Foot, l'avant-centre Amine Saïd a inscrit 6 buts. Notre ailier Maxence Fortier en a marqué 5. Samedi dernier Maxence était remplaçant au coup d'envoi et il a mis un quadruplé. A Châteauroux, lors du match précédent, il avait délivré trois passes décisives et Amine avait marqué trois buts. C'est bien la preuve que ça tient au collectif. Chaque semaine, à chaque entraînement, on travaille la finition. Pour moi, tous les joueurs doivent être capables de marquer, aussi bien mes défenseurs centraux sur coups de pied arrêtés que mes latéraux. Ils doivent s'inscrire dans ce projet collectif. C'est pour ça qu'on a beaucoup de buteurs différents.
Je ne veux pas dépendre d'un buteur unique. Tant mieux si on a le meilleur buteur de la poule mais ça reste fragile, imaginons qu'il se blesse ou qu'il parte... Chaque fin de saison, nos meilleurs attaquants partent mais certains, pour moi, ont stagné. Chez nous, le système les fait progresser, et quand ils partent, parfois un peu trop vite à mon goût mais c'est leur choix et je le respecte, ils ne sont plus du tout dans le même système. Nous, au GFA, on se créé beaucoup d'occasions, donc quelque part c'est normal que l'on marque beaucoup. Souvent, nos adversaires changent d'organisation parce qu'ils voient que l'on marque beaucoup. Ils sont attentifs à ça. Mais à l'inverse, on encaisse trop de buts (13 en 8 matches) et les joueurs en ont conscience.
On a un jeu assez ouvert. Pour moi, le foot doit rester un spectacle et créer une émotion. Quand on est enfant, on veut arrêter un tir ou marquer des buts, c'est ça qui fait que le foot est ludique. On se souvient plus des finales de Ligue des champions avec des gros scores, non ? C'est ma vision du foot, je suis tourné vers ça : se créer des occasions, marquer des buts... Au GFA, on travaille pour ça. C'est de bon augure, surtout que l'on doit avoir le 8e ou le 10e budget de la poule, et que l'on est l'une des plus petites agglomérations avec 17 000 habitants à Rumilly et 3000 à Vallières. Cela ne représente pas grand-chose si l'on compare à des communes comme Tours, Toulon, Hyères, Nîmes, Fréjus, Bourges et même Châteauroux. Mais ce qui fait aussi notre force, c'est que l'on est un club stable, à tous les niveaux, et c'est agréable."