Kees est le plus fort ?
Considéré par les anciens comme le meilleur joeur de l'histoire de l'ASSE, Rachid Mekloufi replonge dans ses vertes années aujourd'hui dans la Pravda. Extraits.
"Le joueur le plus fort que j'aie côtoyé ? Celui qui m'a toujours régalé, c'est Kees Rijvers. C'était le distributeur de bonbons et de passes sur mesure. Le début de ma carrière est lié à ce joueur néerlandais. Je l'ai perdu de vu et j'aimerais le revoir. J'ai encore pensé à lui, il n'y a pas longtemps. J'ai su par Philippe Gastal qu'il était vivant. Il m'a même fait le plaisir de le passer au téléphone lors de mon dernier passage à Saint-Etienne.
Le joueur le plus sympa ? Dire que les joueurs l'étaient tous à Saint-Etienne est une lapalissade. Je pense notamment à Ginès Liron, Roland Guillas et à cette génération du Bataillon de Joinville avec laquelle j'ai été sacré champion du monde militaire en 1957 à Buenos Aires. Le joueur le plus méchant ? Robert Nouzaret, qui jouait à Lyon. Bien sûr, ce n'est pas lui qui décidait des consignes. Mais il les appliquait à la lettre en mettant des coups en cachette. Et il faisait mal. A force, j'ai appris à saute à la corde avec Nouzaret.
Le plus fou, ce n'était certainement pas Eugène N'Jo Léa. Lui, il était zen. Il recevait et donnait des coups. Tout le contraire de "Fredo", René Ferrier. Lui il état nerveux comme tout. cela le conduisait à filer des coups alors qu'il pouvait se permettre de jouer en technique pure.
Mon plus beau but, c'est celui, un peu chancueux, que j'ai inscrit à Glasgow contre les Rangers lors du premier match de coupe d'europe des Verts. Je reçois le ballon à plus de trente mètres du but. Et comme je ne sais pas quoi faire, j'ai envoyé un paquet qui est allé se loger directement dans la lucarne !
Le meilleur souvenir de ma carrière ? Je ne sais pas si c'est par dépit mais je dirais qu'avec Sainté, c'est la finale de la Coupe de France face à Bordeaux. Albert Batteux m'a joué un drôle de tour ce jour-là. Normalement, Salif Keita devait jouer à ma place. Mais Batteux a eu un sursaut au dernier moment et c'est moi qui ai joué. Sans être flamboyant, j'ai égalisé d'une reprise de volée en pleine lucarne sur une passe de Robby qui était allé tripoter le ballon sur le côté gauche. Puis j'ai marqué le but de la victoire sur pénalty. Ou plutôt sur deux penalties car Roger Barde, l'arbitre, me l'a fait retirer."