Curko cède sa Merco (2)
Comme l'avait annoncé Le Progrès le 20 octobre dernier, Ivan Curkovic a cédé sa Mercedes 300D vert pomme au musée des Verts, qui sera inauguré demain soir à 18h15.
"Je l'avais achetée après la finale de 1976 et je ne m'en suis jamais séparé, même après la fin de ma carrière. Cette limousine exceptionnelle m'avait valu d'être surnommé "le capitaliste" par le président Rocher. Elle me renvoie à une période de ma vie chère à mon coeur" raconte l'ancien gardien yougoslave des Verts dans la dernière édition de la Pravda. "Je la gardais précieusement dans le garage de ma villa, à Cannes. Et puis un jour, en 2000, j'ai dit à Roland Romeyer : "Prenez-là, je vous l'offre. Vendez-là aux enchères, et avec l'argent récolté, construisez le musée des Verts." Mais il a refusé. Les visiteurs du musée de l'ASSE pourront visionner une interview d'époque où on me voit au volant de la voiture. C'est trop et ça me gêne un peu. Un maillot de moi, c'est déjà symbolique. Mais les responsables du musée ont estimé que cela valait la peine. C'est un grand honneur et le reconnaissance de de toute une époque."
Outre sa Merco, Curko retrouvera au musée les poteaux carrés, qu'il avait revus dans la réserve du Scottish Football Museum à Hampden Park la veille du match amical Ecosse-Serbie (0-0, le 8 septembre 2012). "C'est là que je les ai caressés pour la première fois depuis 36 ans. Lors du dîner officiel donné dans la salle du musée la veille du math, j'ai demandé à l'un de mes hôtes : "Où sont les poteaux carrés ?" Il m'a répondu : "Sous vos pieds, dans les archives." Le lendemain, il m'a emmené les voir. J'ai ensuite appelé mon ami Philippe Gastal pour partager mon émotion. Je lui ai dit : "J'ai revu les poteaux carrés, qui sont le symbole de quelque chose d'exceptionnel. C'est une légende qui se rencontre et se raconte."