Les Verts relâchés, les Dogues sacrés ?

Alain Perrin donne son avis sur la fin de saison de L1 dans un entretien à Ouest-France. Extraits.
"Lille champion, j’y crois depuis le début des matches retour. Déjà parce que j’apprécie Christophe Galtier, mais aussi parce qu’au fur et à mesure de la saison, c’est devenu un scénario crédible. Les Lillois ont leur destin entre les mains. En hiver, les gros clubs peuvent perdre des points mais dans le sprint final, c’est rare. Il y a deux groupes, les équipes qui ont quelque chose à jouer – titre, place européenne ou maintien – et les autres. Ça joue.
Si vous affrontez Nantes et Lorient en ce moment, ce n’est pas un cadeau. Si vous jouez Angers, Saint-Étienne ou Metz, il y a un relâchement naturel. Les joueurs de ces équipes sont des compétiteurs… Bien sûr qu’ils démarrent le match en voulant le gagner, mais ils jouent plutôt leur carte personnelle parce qu’ils ont une prolongation ou un transfert à aller chercher. Pour aller inverser un score ou mettre la pression en fin de match, ce n’est pas suffisant, il manque le supplément d’âme.
Les Parisiens ont plus d’obstacles. Leur match contre Lens, ce week-end, est le plus compliqué à jouer. Lens a des arguments et joue une qualification européenne. Paris peut tout perdre en une semaine. Ça ne serait pas le premier club à qui cela arrive. Regardez Lyon… Il y a une semaine, le club était en demi-finale de Coupe de France contre Monaco et recevait Lille en Ligue 1… Les choses vont très vite en fin de saison. Un match et tout peut basculer."