Dominique, tu nous a trahis !

24/04/2020
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Dans la Pravda de ce samedi, Dominique Rocheteau revient sur la dernière finale de Coupe de France entre l'ASSE et le PSG avant d'évoquer la prochaine. Extraits.

"En 1982, Saint-Etienne était le gros club, la grosse équipe de l'époque avec ses stars comme Michel Platini et Johnny Rep. Les Verts jouissaient d'une autre aura que le PSG et son côté un peu fantasque. On avait beau jouer chez nous, on était loin d'être favoris. Cette finale, on l'a gagne d'un rien. Autant contre le Dynamo Kiev je marque le troisième but alors qu'il reste sept minutes à jouer dans la prolongation, autant là j'égalise vraiment à la dernière seconde. Les Stéphanois me disent encore aujourd'hui : "Dominique, tu nous a trahis." C'est dingue de constater combien cette finale et ce but ont marqué les gens. Si ce ne fut pas un grand match, il a été hyper spectaculaire. Ce fut aussi le dernier de Michel avec un club français.

A la fin du match, j'étais content mais il n'y a pas eu d'effusion de joie de ma part. J'avais participé au tour d'honneur après notre qualification contre Nantes. Là, je rentre au vestiaire. C'est Saint-Etienne et plein de copains en face. Donc c'est différent. Il n'y a vraiment pas d'animosité entre les deux équipes. D'ailleurs, un pont est en train de se mettre en place entre l'ASSE et le PSG. Jean-Michel Larqué et Dominique Bathenay l'ont emprunté avant moi. Il y aura Gérard Janvion et bien d'autres après. J'aurais préféré joué ce match de gala contre un autre club. C'est sûr, les Stéphanois peuvent m'en vouloir. Cela a vraiment été un match particulier pour moi.

Remporter une Coupe de France, il n'y a rien de plus beau. C'est mieux qu'un titre de champion qui se gagne sur la durée. A l'époque, on ne le fêtait pas comme aujourd'hui. Comme une finale se joue sur un match, en termes d'émotions et d'intensité, c'est fabuleux. On joue au foot pour vivre ces moments-là. J'ai ressenti de nouveau ça lors de la finale de la Coupe de la Ligue contre Rennes. Même en tant que dirigeant de l'ASSE, je suis passé par toutes les émotions. Parce que perdre une finale, c'est le pire. Tu arrives au bout et tu échoues. C'est terrible. J'ai connu avec le PSG contre Monaco en 1985, nous avions eu l'impression d'être passés à côté de ce match.

La finale de 1982 marque un tournant dans l'histoire des deux clubs. Elle a offert le premier titre à Paris. Ce match est important pour son histoire car, par son biais, le PSG a acquis un certain public. Saint-Etienne, lui, a dû attendre plus de trente ans pour en disputer une. Mais pour moi, c'est plus le départ de Michel que l'affaire de la caisse noire qui a engendré le déclin des Verts. Qui je supporterai la prochaine finale ? (Rires) Aujourd'hui, je suis encore stéphanois même si j'aime beaucoup le PSG, bien sûr. Je viens de repasser dix ans à Saint-Etienne. Ce que je souhaite de tout coeur, c'est qu'on joue cette finale avec tous les supporters au Stade de France, afin qu'on puisse vivre plein d'émotions tous ensemble."

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