Armand s'est accroché

10/02/2024
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Non conservé par l'ASSE en 1999 alors qu'il aura fait la plus belle et la plus longue carrière en pro de toute la génération verte sacrée en 1998 en Coupe Gambardella sous la houlette de Gérard Fernandez, l'ex-coéquipier de Julien Sablé et Frédéric Mendy Sylvain Armand, coordonnateur sportif du LOSC (4e de L1), a accordé une intéressante interview au Parisien avant de faire son retour au Parc ce soir. Extraits.

"Je suis là pour faire le lien entre les différentes composantes du club. Au quotidien, je suis notamment auprès des joueurs pour les aider à obtenir les meilleurs résultats. Je m’emploie à maintenir chez eux un degré d’exigence. Tout en étant à leur écoute, il m’arrive aussi de hausser le ton quand ça ne va pas. Il convient de créer les conditions qui permettent d’entretenir une bonne ambiance de travail et de tirer tout le monde vers le haut. Il s’agit également de jouer parfois les modérateurs et de solutionner divers problèmes.

La pression, je la ressens encore plus en tribune que sur le terrain, où elle avait tendance à s‘évacuer. Dirigeant, tu n’as pas de prise directe sur un match. Tout le travail a été fait en amont, du début de la semaine jusqu’au coup d’envoi, pour performer et le résultat le valide ou pas. Mon altercation en 2022 avec Frédéric Antonetti lors d'un match contre Mez et mon emportement quelques semaines plus tard, après une décision arbitrale face à Nantes ? Ces réactions ne me ressemblaient pas. Je ne suis ni violent, ni méchant.

Avec Antonetti, c’était une altercation dans le feu de l’action comme il s’en produit dans une saison. À Nantes, le contexte était spécial. Je venais d’apprendre le décès d’un ami très cher et j’ai disjoncté. Je n’étais peut-être pas en état d’assister au match. Je n’ai pas cherché d‘excuse et j’ai assumé mes actes et ma sanction. Je ne m’étais pas retrouvé dans ces attitudes. Ça avait eu des répercussions sur mes enfants à l’école pendant quelque temps. Depuis, j’ai appris à mieux contrôler mes émotions. 

Durant ma formation de manager général au CDES de Limoges, j'ai côtoyé des sportifs issus de sports différents comme Thierry Omeyer. Les résultats des handballeurs parlent pour eux. Ils sont imprégnés de cette culture de la gagne. J’ai pu mieux percevoir leur état d’esprit, cette capacité à fédérer et à souder un groupe autour d’un objectif commun tout en maintenant une ambiance familiale. Il est, peut-être, plus dur aujourd’hui d’y parvenir dans le foot où il y a davantage d’égos voire d‘égoïsme. 

Que raconte le fait qu'avec 380 matchs, je sois le 4e joueur le plus capé de l’histoire du PSG après Pilorget, Marquinhos et Verratti ? Ma longévité. Le fait de m’être accroché. Je passais après Gaby Heinze. Mes débuts ont été compliqués. J’avais du mal à retrouver mon football. Je pensais y rester 6 mois. J’ai vécu énormément de choses à Paris. En 2008, on évite, in extremis, la relégation. J’étais encore là au début de l’ère qatari. J’y ai gagné des titres… Je suis fier de ce que j’y ai fait. Je n’ai pas toujours été bon, mais là comme ailleurs, je n’ai jamais triché."

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