Hognon revient sur ses vertes années

Avant de recevoir l'ASSE ce soir en clôture de la 31e journée de L2, Vincent Hognon revient sur ses vertes années dans la dernière édition du Dauphiné Libéré. Extraits.
"Cela représente mes meilleures années de footballeur. Il y a énormément de passion autour de l’ASSE. C’est un club à part. Dans les deux sens, en bien comme en mal. Question contexte, c’est un petit Marseille. Cette passion est culturelle, familiale. Elle se transmet. Quand je suis reconnu dans la rue aujourd’hui, en France ou à l’étranger, c’est pour Saint-Étienne.
Le meilleur moment ? Clairement, le titre de champion de Ligue 2 et la montée en L1 en 2004. En plus, on a été sacré à la dernière minute du dernier match ! C’est Damien Bridonneau qui avait marqué le but de la victoire d’une reprise de volée incroyable. Le stade était en fusion.
La montée, c’est bien, mais un titre, ça reste. On avait fini tard, bien tard. Une vraie belle fête. On n’avait pas bu que de la bière… Il y avait eu quelques excès mais on l’avait bien mérité. On avait de la qualité mais également un super état d’esprit dans ce groupe. On avait aussi fêté ça avec nos proches. C’est bien de partager ces moments.
La première année en L2, on avait perdu 3-0 à domicile contre Gueugnon. Dans le vestiaire, j’avais pris la parole et j’avais recadré un mec qui ne faisait pas d’efforts, Ibrahim Razak. Cela avait surpris un peu car ce n’était pas mon style. On doit tous défendre, on doit tous courir. Ce sont mes principes. Quand tout le monde ne le fait pas, ça me gonfle. Il faut faire honneur au maillot. Quel qu’il soit."