7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Landry a langui

Avant de défier son ancien club demain après-midi à Chaban-Delmas, Landry Nguemo revient sur sa délicate période lensoise dans la dernière édition du quotidien Sud-Ouest.

"Il y a huit mois, je jouais pour les Girondins, j'y ai passé trois saisons. Je vais revoir des mecs avec qui je jouais, je ne peux pas dire que ça ne me fait rien de revenir. J'ai cru au projet lensois jusqu'au bout parce que je pensais que c'était le choix qui me convenait le mieux. Mais mon contrat n'a pas été homologué en raisons des problèmes financiers des Sang et Or. Je suis admiratif de la manière dont les Lensois se battent, en particulier Gervais Martel.  J'espère vraiment qu'il s'en sortira, il donne beaucoup de sa vie pour le club.

Tout ce que je pouvais faire, c'était travailler pour répondre présent au moment où je serai autorisé à rejouer. Malheureusement, ce moment n'est jamais venu, mais que pouvais-je faire d'autre ? Je ne suis pas un tricheur, je donne toujours le meilleur de moi-même. Après, aux gens de me juger. Mais je ne suis pas là, moi, pour les juger. La situation n'était pas évidente mais des événements beaucoup plus graves ont fini par me faire relativiser la situation [ndp2 : la mort de ses compatriotes camerounais Valéry Mézague et Albert Ebossé].

Je m'investis dans ma fondation Hope 4 Africa, qui lutte contre la dépranocytose, une maladie génétique qui altère l'hémoglobine, et depuis quelques mois, dans une association lyonnaise pour l'éducation par le sport des enfants d'Afrique. Cela participe à mon équilibre. Le football ne dure pas toute une vie et a tendance à nous mettre en marge de la société. Il faut savoir se reconnecter.

A Saint-Etienne, une ancienne ville minière avec une grande ferveur populaire pour le foot comme à Lens, j'ai trouvé un club ambitieux, focalisé sur l'Europe. J'ai eu la chance d'être rapidement intégré dans un groupe très sympa. Après ce que j'ai vécu, c'est très bien ce qui m'arrive aujourd'hui. Mais on reste sur quatre matches sans victoire en Ligue 1. On a vraiment besoin de gagner maintenant !"