Dall'Oglio avait annoncé la couleur

31/12/2023
bookmark bookmark
share share

Cet été, alors qu'il était au chômage, Olivier Dall'Oglio s'était confié au Parisien. Extraits.

"Une séparation reste brutale. J’étais quand même 11e en Ligue 1 quand Montpellier m'a viré. Mais mon éviction de Dijon s’était révélée plus douloureuse. Le poste d’entraîneur s’accompagne d’une forme de précarité. Il est entré dans les mœurs de zapper les coachs. Il faut en avoir conscience. La fonction d’entraîneur est tellement prenante que quand tout s’arrête, du jour au lendemain, tu n’as "plus rien". Ton téléphone ne sonne plus. Tu as un peu l’impression d’être oublié. Il y a une forme d’impuissance. On est tributaire du choix d’autrui.

Quand tu te retrouves au chômage, tu n’es plus dans la machine laver. Tu as un travail de deuil, plus ou moins long selon les personnes, à accomplir. D’abord tu te reposes, tu relâches la pression et tu récupères. Mais ensuite ? L’ennui peut rapidement s’installer. Il importe, alors, de meubler son temps libre afin d’éviter, justement, de tourner en rond et de ressasser sa déception. Ça nécessite un travail sur soi-même. Dans les formations d’entraîneur, il importe vraiment d’insister sur l’aspect mental. On doit avoir les codes pour se préparer à une éviction.

Je suis en quête d’un challenge intéressant et surtout réalisable, au regard de l’effectif mis à disposition. S’il se présente, je me sens prêt à repartir. Dans le cas contraire, mieux vaut reculer et décliner la proposition sous peine d’être dégagé deux mois plus tard. Depuis mon départ de Montpellier, j'ai eu quelques contacts, mais pas des masses non plus. Je serai sur le marché quand les premiers confrères vont tomber. C’est malheureux à dire, mais c’est la réalité de notre métier où tu prends toujours la place de quelqu’un."

ODO avait donc annoncé la couleur. Et la couleur, il connaît, comme l'attestent ces extraits d'une interview à RMC en février 2022.

"De temps en temps quand je peux, je passe devant mon petit atelier, je prends une couleur ou deux et je me lance dans la peinture. Ça me permet de sortir, de voir autre chose. Ce sont souvent des moments un peu plus calmes. Le cerveau travaille différemment notamment le côté créatif. D’ailleurs parfois quand je suis devant le tableau, j’ai des idées qui viennent pour le foot. Je fais rarement des tableaux sans couleur, c’est toujours pétillant. Il y a toujours de la couleur, de la vie. Et je n’aime pas que mon équipe soit terne, soit grisâtre. On doit faire des choses toujours avec cette notion de plaisir. Parfois des matches peuvent être frustrants, des tableaux peuvent être moches et ça me contrarie quand les choses ne me plaisent pas."

L'actuel entraîneur des Verts, qui peignait déjà quand il était joueur, avait eu droit il y a 30 ans à une parodie de son coéquipier rennais Patrick Guillou.

Pour rappel, l'ex-latéral stéphanois s'est mis à son tour à la peinture quand il a été interné suite à ses tentatives de suicide. "Tu es seul devant ton tableau, tu te recrées une bulle, mais tu sais pourquoi tu te la crées. Elle n’est pas artificielle, c’est parce que tu veux te retrouver, te recentrer sur toi. J’avais commencé à faire 5-6 tableaux quand j’étais dans cette clinique, et aujourd’hui je peins quand je vais moins bien" avait déclaré en 2022 à beIN Sports celui qui publie des chroniques exutoires depuis plusieurs années dans Le Progrès.

 

 

 

 

Potins
13/03 23:03
Kanté se donne sans compter
13/03 22:32
Mayilla a trompé Lacroix
13/03 21:53
Le Mans revient provisoirement à 2 points des Verts
13/03 18:14
Avec Maubleu pour une sixième victoire en jeu.
13/03 15:41
Rizzetto fait des risettes
13/03 13:31
Benet prêt à défier Maubleu
13/03 11:43
Maubleu, un gardien à part
13/03 11:08
Le Mans a changé de statut (5)
13/03 11:03
Il leur a dit les mots bleus
13/03 10:33
Un match classé à hauts risques
Articles
05/03/2026
ENTRE POTEAUX – EP5 : ARDBEG
01/03/2026
Un équilibre trouvé
27/02/2026
But alors you are french !
22/02/2026
Augustine, le relayeur qui oriente le jeu
15/02/2026
Toujours convalescents
10/02/2026
Entre Poteaux - EP4 : ON RIT POINT
08/02/2026
Des petits changements
05/02/2026
Ghislain Printant : "Avec Jean-Louis, on a vibré à Sainté !"
04/02/2026
Y avait pas d'âme Eirik !
02/02/2026
Antoine Decaix : "J'ai vécu samedi l'un des plus beaux jours de ma vie"

Partager