7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Baky, no regret

Malgré ses sept pions claqués cette saison en Championship (L2), Bakary Sako a concédé hier sa cinquième défaite consécutive avec les Wolves. Mais l'ancien ailier gauche stéphanois ambitionne toujours de jouer dans l'élite anglaise, comme l'atteste son entretien paru hier dans la Pravda. Extraits.

"J’étais parti pour me faire connaître et vraiment découvrir l’Angleterre. Après trois belles années à Saint-Étienne, j’avais besoin de découvrir autre chose. Ma décision de partir en D2 a surpris. J’ai laissé un peu parler mais si j’étais vraiment parti pour l’argent, je serais allé en Turquie, au Qatar. Là, non, mon objectif, c’était vraiment de découvrir ensuite la Premier League. Quand on est descendu en League One (D3 anglaise), cela a été une période un peu compliquée. Je sortais d’une bonne saison en D2 avec 10 buts et 11 passes décisives. Et avec cette descente, je m’étais dit que j’allais trouver un autre challenge. Le club n’a pas voulu me laisser partir. J’ai eu du mal à l’encaisser.

Un an auparavant, j’étais sous les feux de la rampe et je me retrouvais là… Je n’ai pas douté mais le regard des gens change forcément. Heureusement, je me suis fait connaître rapidement en D3 et j’ai toujours pris du plaisir sur le terrain. On le dit souvent mais ça correspond à la réalité : c’est vraiment un jeu différent de ce que l’on a en France. Que tu joues contre le premier ou le dernier, tu ressens la même intensité ici. Je ne suis pas quelqu’un qui vit avec des regrets. Je n’ai pas d’amertume. Je ne me suis jamais dit : ‘‘putain, j’ai raté quelque chose, pourquoi ça ne m’est pas arrivé à moi?” Non, aujourd’hui je referais la même chose. Je suis heureux d’avoir fait ce choix-là.

Je suis devenu un joueur plus mature, plus efficace grâce à mes cinquante matches par saison. Morgan Schneiderlin, c’est un exemple pour moi, il a connu la D3 et aujourd’hui, il joue les premières places en Premier League. Je suis dans ma dernière année de contrat et mon rêve, c’est toujours de jouer en Premier League. Ce ne serait pas un échec de ne pas y arriver, parce que revenir en France, ça pourrait me plaire par exemple, mais je me dirais que je n’ai pas remporté totalement mon pari."