Le mea culpa de Galette
Galette fait son mea culpa dans la dernière édition de France Football.
"La Coupe de la Ligue, c'était le trophée tant attendu. Mais derrière j'avais briefé tout le monde : il fallait qu'on intègre les poules de l'Europa League. Je voulais qu'on vive cette aventure là, au risque de souffrir énormément en championnat. Mais la vivre pour apprendre plus vite. Notre élimination, ça a été une grande déception. Par la force des choses, je pense avoir commis des erreurs. Il faut essayer d'en faire le moins possible et surtout ne pas les renouveler. C'est l'expérience. J'aimerais qu'on revive la même chose l'été prochain et on fera différemment. Je ne tiendrais pas compte des tours préliminaires dans la préparation. Je voulais que l'équipe soit prête à ce moment-là, et derrière on a eu un contrecoup. On a trop fait jouer certains joueurs et on les a perdus. (...) Ce n'est pas anodin de perdre Josuha, un de nos meilleurs joueurs dans le cœur de jeu. Encore plus quand, à ce poste-là, tu as Jérémy, qui est en train de revenir, mais qui a fourni énormément d'efforts et subi le contrecoup. Ça, c'est pour moi ! J'aurais dû intégrer plus vite Ismaël Diomandé pour permettre à Jérémy de digérer les efforts fournis. C'est là où je dis : si c'était à refaire, je m'y prendrais autrement.
(...)
Je ne crois pas être colérique. J'apprends à me maîtriser, à ne pas trop laisser transparaître mes émotions. Je ne suis pas rancunier. J'accepte qu'on puisse faire des erreurs, car on n'est pas des machines. J'en fais et j'en ferai encore ! A chaque fois que je suis sorti de mes gonds, je n'ai pas été bon et mon message n'est pas bien passé, bien au contraire. J'étais par exemple intervenu à la mi-temps d'un Auxerre – Saint-Etienne. C'était le troisième match de la semaine. J'avais hurlé, je m'étais laissé emporter par la colère. C'était nul ! Cela aurait même pu être catastrophique ! Je m'en suis tout de suite excusé. Mais il m'arrive d'avoir des colères froides, à la mi-temps ou en fin d ematch. Là, ça me paraît plus normal. Mon dernier coup de gueule, c'était à Monaco, à la mi-temps. J'étais si déçu qu'on ne joue pas. Les joueurs ressentent ça aussi. Il n'y a rien de plus agaçant que d'être spectateur dans un match. Pourquoi l'est-on ? Il faut réagir.
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"Quand tu prends une décision importante, il faut envisager les ricochets qu'il y a derrière. Et ça, c'est Gérard Gili qui me l'a enseigné quand j'étais son adjoint. On ne prend pas de décision sur une colère ou sur un match. Il faut en mesurer toutes les conséquences (...) Je veux repousser mes limites. Je ne suis en compétition qu'avec moi-même. Dans une recherche de progression, mais toujours avec une notion de plaisir. J'aime partager les émotions. Rien n'est facile, il faut être vigilant pour ne pas tomber dans la routine, ne pas croire que l'herbe est plus verte ailleurs. Il faut à la fois ne pas s'endormir, être exigeant envers soi-même, et ne pas voir des défauts partout parce que le risque, quand tu t'installes, c'est de ne plus voir que ça. Je fais tout pour combattre ça. (...) Mon souci permanent, c'est de progresser saison après saison. Pour ce qui est de la compétition, je tiens cette phrase d'Alain Perrin : "Qqui n'avance pas recule parce que les autres te passent devant."