Videira a quitté Furiani en pleurant (2)
07/05/2026

Comme il l'avait fait la veille dans Ouest-France, l'entraîneur manceau Patrick Videira clame son amour pour l'Ile de Beauté dans la dernière édition de Corse-Matin avant d'y défier après-demain soir le Sporting Club de Bastia. Un match dont les Verts se teindront informés en jouant contre Amiens car un succès sarthois les priverait de montée directe donc les obligerait à passer par les barrages quand bien même ils écraseraient les Picards...
"C'était écrit que mon destin soit encore lié à la Corse. Même si c'était pour moi le pire scénario, je le savais. C'est dur parce que je me suis identifié énormément aux valeurs de cette île. Mais ce n'est pas moi qui choisis aujourd'hui l'avenir de Bastia. Aujourd'hui j'appartiens à un club et j'ai envie que mon club accède à la Ligue 1. Mais je sais qu'il y a aussi Bastia qui joue sa survie. Que le meilleur gagne ! Si je monte et que Bastia se maintient, je serai le plus heureux du monde.
Débarquer en Corse, ça a été l'une des plus belles choses de ma vie. Si j'en suis arrivé là, c'est grâce à mon petit club de village. Ces gens qui m'ont ouvert les bras, je leur dois tout, c'est une histoire d'amour. Mon expérience de 6 ans à Furiani a été essentielle. Pour moi c'est là où tout a commencé, là où je me suis construit. J'ai tout fait là-bas : chercher de l'eau avec le président, décharger les palettes, préparer les sandwichs, gonfler les ballons... C'est important de ne pas oublier d'où l'on vient.
Je n'ai pas loupé un seul match du Sporting cette saison. Je ne suis pas Corse mais j'ai appris à aimer ce club. En début de saison, je les voyais dans le top 5. Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé. Mais ce que je sais, c'est que ce club est particulier. Quand vous allez dans ce stade, vous voyez des familles, des enfants, des papas, des petites filles. Il y a une vraie ambiance familiale. Quand on quitte l'île, on la quitte en pleurant. Quand je suis parti, on a pleuré avec ma femme et mes enfants.
Il ne faut jamais s'imposer de limites. Quand j'ai présenté mon projet de jeu aux joueurs manceaux le 30 juin dernier, je leur ai dit que je voualis monter en L1. Ils m'ont pris pour un fou. On venait de monter en L2 et aucun n'avait connu ce niveau. Mais j'avais dit la même chose à Furiani. Il fallait viser la montée pour éviter de jouer la relégation. Je n'ai qu'une mission aujourd'hui. Je sais qu'elle est difficile, je sais que la dernière marche sera compliquée. Et cette dernière marche, elle est à Furiani."
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