Marignale et les Verts
Défenseur central cannois, le Guadeloupéen Stéphane Marignale, formé à Gueugnon, se livre dans Nice Matin la veille du match contre les Verts : « Au tirage, j'en ai pratiquement pleuré de joie... Jouer contre Saint-Etienne, c'est un mythe. Chez moi, à la Guadeloupe, l'épopée des Verts est encore dans les mémoires. On connaît tous quelqu'un supporter des Verts (...) Il faut toujours y croire. On a éliminé Troyes (L2) et l'an passé l'ASSE avait souffert contre Meaux, une DH (0-0, 5 tab à 3). Entre nous, dans le vestiaire, on essaye de ne pas encore trop se mettre la pression. Mais ce sera peut-être difficile de dormir la veille. On espère que ce sera une belle fête. On veut pouvoir être fiers de nous. »
S'il a cru devoir se coltiner la Brandade : « Quel joueur, quel physique... Je me disais que ça allait être compliqué. Quand tu essayes de jouer dur, il aime ça. Mes amis me chambraient : pour eux, Brandao, il allait me casser le pif ! », il aura finalement droit à Erding : « Ouf, encore un drôle de client. Erding, j'ai joué contre lui en moins de 18 ans. J'étais à Gueugnon, lui à Sochaux. Il est puissant, c'est un buffle. On va souffrir, c'est sûr ». Mais son idole à Sainté, c'est Dieu : « J'aime bien le capitaine Loïc Perrin, mais j'ai appris qu'il est blessé. Dommage. J'irai peut-être solliciter le Jérémy Clément stéphanois.Un beau joueur, aussi ». Quoi qu'il en soit, Marignale s'attend à passer un moment unique : « Pour des gars de CFA, jouer dans un stade plein, devant les caméras de la télé, ça n'arrive pas tous les jours. On a envie de se montrer, aussi. Moi, je donne tout en CFA. Alors, contre Saint-Etienne en 1/32e de finale, vous pensez bien ».