Curko est d'attaque
Venu fêter le premier anniversaire du musée des Verts avant d'assister à la victoire contre Evian, le mythique Ivan Curkovic (69 ans) parle de l'ASSE dans la dernière édition du Progrès.
"Ce club a fait beaucoup pour le football français. Il est toujours le plus titré. C’est une réussite extraordinaire. Nous étions nulle part pendant trente ans et pourtant on est toujours là. Cela témoigne de la grandeur de tout ce qu’on a réalisé. L’ASSE c’est un public, une ville… On entretient cette image. Sur les traces que nous avons laissées, on essaye de construire quelque chose de nouveau. Je trouve d’ailleurs que le club est sur le bon chemin. Il est guidé très sagement même si, aujourd’hui, il faut avoir beaucoup d’argent. Les dirigeants ne veulent pas mettre le club en danger et faire des folies. Je suis tout à fait d’accord avec ça.Les Verts ont une bonne équipe qui joue bien, un très bon entraîneur.
Peut-être que pour passer un cap, se qualifier pour la Ligue des Champions, il faut quelque chose de plus. Un bon attaquant. Un attaquant de grande classe. Et aussi un milieu de terrain. Deux joueurs. Pas plus. Il faut qu'ils soient non seulement créatifs mais aussi efficaces. C’est-à-dire capables de faire des différences. Mais comment faire ? Est-ce qu’il faut acheter ? Je ne vois pas les choses comme ça. Peut-être qu’il faudrait que ces deux joueurs sortent de la pépinière du club. Pourquoi pas. C’est bien ce qui s’était passé à mon époque avec Rocheteau et tous les autres. Il y a ici des gens qui connaissent le métier. Ruffier est très très bon. C’est une pièce importante. Mais lui ne peut pas marquer des buts. Ce qui a fait notre réputation, ce sont nos performances sur le plan international. On a rendu sa fierté à toute une nation. Ce feu vert existe toujours. Il faut l’entretenir."