Ferreri a eu un peu la même destinée que Da Cunha

Né à Charlieu (Loire) à une quinzaine de kilomètres de Roanne où le néo-international et supporter des Verts Lucas Da Cunha a vu le jour, Jean-Marc Ferreri [sur la photo ci-dessus au duel avec Jean-François Daniel] rappelle dans Le Progrès qu'il avait été lui aussi raté par l'ASSE avant de se forger un beau palmarès en équipe de France (vainqueur de l'Euro en 1984, 3e de la Coupe du Monde en 1986) comme en club (doublé coupe-championnat en 1987 avec Bordeaux, vainqueur de la C1 en 1993 avec l'OM). Extraits.
"J’ai un peu eu la même destinée que Lucas Da Cunha puisque j’ai aussi dû quitter la région jeune. L’ASSE, c’était toute mon enfance. J’allais voir les matchs de Coupe d’Europe pendu au grillage, j’avais le maillot de Rocheteau accroché dans ma chambre… Je voulais absolument aller à Saint-Etienne, mais ils ne me voulaient pas car j’étais trop petit, trop frêle. J’avais 12-13 ans et, pourtant, j’étais hyper doué. J’avais fini premier du concours du jeune footballeur dans la Loire, notamment devant Thierry Oleksiak.
À mon époque, l’ASSE ne prenait pas les petits jeunes doués de la Loire en priorité. Laurent Paganelli et Laurent Roussey arrivaient du Sud. Il y a tellement de gens qui m’ont demandé : “Pourquoi tu n’as pas joué à Saint-Etienne”, mais après j’étais à Bordeaux, à Marseille, pendant que l’ASSE est même tombée en Ligue 2…
Guy Roux est venu me chercher. Lyon et Lens me voulaient aussi. Auxerre était en deuxième division et n’avait pas de centre de formation. Mais Guy Roux a dit à mes parents : "On n’a pas de centre, mais je vais le prendre à la maison comme mon fils. Il a les pieds en or, j’en ferai un international." Il a tenu parole, j’ai habité chez lui un an et demi, c’est comme un deuxième papa."