Saint-Etienne a réveillé la France

25/10/2025
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Dans Verts 76, les joueurs racontent leur légende, joli bouquin de Denis Chaumier paru ce mois d'octobre aux éditions Solar, le mythique Ivan Curkovic revient sur la fameuse épopée de son équipe. Extraits.

"J'aimais le travail bien fait. Pour moi, le métier de footballeur était un métier sérieux et exigeant. J'avais été éduqué comme cela. A Saint-Etienne, avec une équipe jeune, j'ai voulu imposer une certaine rigueur, en accord avec notre entraîneur, Robert Herbin, qui était sur la même longueur d'onde. Je suis arrivé au moment-même où il est devenu entraîneur de l'équipe. Nous avons intallé un mode de fonctionnement qui a pu surprendre. Dès le départ, nous avons beaucoup échangé, comme je l'ai fait aussi avec Aimé Jacquet, avec qui j'ai partagé la chambre de mon premier stage avec l'ASSE.

En Yougoslavie, la tactique revêtait une importance particulière, pas trop en France. J'en ai souvent parlé avec Herbin : comment positionner une défense ? Comment associer Lopez et Piazza dans l'axe ? Comment rendre une équipe cohérente ? Comment assurer le lien entre les différentes lignes ? Nous corrigions ensemble, nous cherchions à prolonger nos réflexions en les adaptant au terrain, mais c'était lui qui tenait le poste de commande. 

J'avais de l'expérience et un certain savoir-faire. J'étais un bon exemple pour les jeunes, et plus généralement, pour tous mes coéquipiers. J'insistais auprès d'eux sur l'application, la rigueur et l'humilité. Je sais que certains disaient à mon sujet : "Avec Ivan on ne rigole pas !" Il est vrai que je ne plaisantais pas souvent. Mais je leur répondais qu'après ma carrière ils me remercieraient. J'étais le plus âgé de l'effectif, j'avais un peu plus de bouteille que d'autres.

Nous n'étions pas des extraterrestres mais il y avait une telle synergie entre nous et toutes les composantes du club, du président à la personne qui nous distribuait les équipements, que tout fonctionnait de manière exceptionnelle. Les valeurs individuelles se fondaient dans une organisation sans faille, comme dans un orchestre symphonique.

L'avènement d'une nouvelle génération à Saint-Etienne et sa réussite internationale ont comblé un manque et rendu sa fierté à un pays qui a vécu des moments inoubliables. La fierté, c'est le plus important pour une nation. Saint-Etienne a réveillé la France. Chacun d'entre nous a connu un destin différent après Saint-Etienne mais une profonde amitié nous lie toujours. Une amitié vraie, sans rancune, sans intérêts mal placés. Nous éprouvons toujours un réel plaisir à nous revoir."

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