7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Généreux mais pas joueurs

Dans la dernière édition de la Pravda, plusieurs consultants évoquent le jeu efficace mais pas très sexy des Verts.

Laurent Paganelli : "Le plus dur, dans le foot, c'est de bien jouer et gagner. Alors que bien défendre et attendre de marquer, c'est moins attractif mais beaucoup plus facile à mettre en place. C'est pour ça que les Verts sont passés à autre chose. Ils le font très bien en s'en sortant par le non jeu. Ce qui tue notre football, c'est qu'on a  enlevé les joueurs de ballon pour mettre des travailleurs au milieu et qu'on ne fait plus que de la vidéo pour calquer son jeu sur celui de l'adversaire. On l'use en restant tous derrière le ballon et on finit par le battre."

Alain Roche : "Si Saint-Etienne a gagné en stabilité défensive, s'il reste très bien organisé avec une vraie faculté d'adaptation à différentes tactiques, il produit moins de jeu. Rien d'étonnant si les meilleurs joueurs du moment sont Baysse et Perrin. Les Verts ont été handicapés par les blessures de Hamouma et un Corgnet transparent. Sainté ressemble au Lille de Eneyama de l'an passé. Saint-Etienne dispose aussi avec Ruffier d'un gardien qui arrête tout. Cette équipe est tellement généreuse qu'elle va tenir et finir dans les cinq."

Eric Di Meco : "Christophe Galtier n'a jamais trouvé sa formule offensive. Monnet-Paquet ne s'est pas imposé. Brandao manque à cette équipe. Il faisait le sale boulot. Autour de lui, Niang à Marseille comme Aubameyang à Sainté, flambaient."