6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

Moulin relève le Gand

Au four et au moulin à Gand, Jessy relève dans Le Progrès du jour les lacunes affichées par l'ASSE dans le plat pays avant d'évoquer son avenir. Extraits.

"Dans l’impact physique, on aurait dû être un peu plus présent. On a eu du mal à se mettre dedans. Au bout de vingt minutes, on se doit de trouver nos repères. On peut quand même faire plus. Surtout que c’est ce genre de matches qui nous attendent en Coupe d’Europe. Il vaut mieux s’y mettre de bonne heure plutôt que d’attendre. Pendant les vingt premières minutes, c’était des vagues qui arrivaient. Dès qu’ils avaient le ballon, cela débouchait sur une occasion. Que l’on craque au bout de 70 minutes parce qu’on n’en peut plus, OK. Mais là, on n’a pas le droit. Il ne faut incriminer personne. C’est l’équipe tout entière qui doit relever la tête, continuer à travailler et se remettre en question.

J’ai envie de faire voir ce que je vaux face à des équipes européennes. Aujourd’hui, je me sens bien dans la cage. Je retrouve les sensations qui étaient les miennes lorsque j’étais titulaire dans les clubs où je suis passé. Je vis de bons moments. J’ai eu des propositions pour partir en L2 cet été. Même si j’ai très envie de jouer, c’est délicat de partir quand tu évolues à Saint-Etienne. Il y a 40 gardiens en L2 qui aimeraient être dans ce club. Je reste là parce que j’ai toujours envie d’évoluer dans ce club. Je ne veux pas mettre l’équipe dans la merde en partant au dernier moment. La tendance aujourd’hui c’est clairement de rester ici. Même si une proposition arrive, il n’est pas dit que je parte."