Il a redonné le goût du travail à toute une équipe

29/05/2024
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Alors que les hommes d'Olivier Dall'Oglio ont de bonnes chances de retrouver l'élite en fin de semaine, Frédéric Antonetti revient sur la dernière montée de l'ASSE en L1 dans La vie en Vert, seconde mi-temps, livre de Pascal Pacaly paru ce mois de mai aux éditions du Joyeux Pendu. Extraits.

"Ma chance, c’est que j’ai eu un président, Alain Bompard, qui m’a laissé du temps. Parce qu’on a bien mis 18 mois avant de redresser la situation, hein ! La banderole « un berger corse pour garder nos chèvres » ne m’a pas énervé. Bien au contraire ! Ça m’avait fait rire puisque mon grand-père était chevrier ! Après, j’ai beaucoup échangé avec le public et les kops : il y a des ambiances incroyables que je n’ai jamais vues ailleurs, comme contre Châteauroux. Avant ça, on est allé chercher des mecs qui avaient faim. Comme on était interdit de recrutement, on est allé chercher des mecs qui étaient au chômage, enfin, depuis un mois sans club, hein ! Je pense à Bridonneau ou à Morestin par exemple. En tout cas, ils en voulaient vraiment. Après, il y avait l’ossature de la saison d’avant qu’on avait réussi à garder. Au total, on a fait la saison avec un groupe de seulement 18 joueurs dont Gomis et Perrin qui avaient à peine 18 ans.

Il y a eu une sorte de tournant lors de la 12e journée à Clermont. On arrive là-bas en survêtement aux couleurs de l’ASSE et eux sont en costumes-cravates et clairement tout le monde sent, les joueurs les premiers, qu’ils nous prennent de haut. Ils sont bien classés à ce moment-là. Le résultat, c’est qu’on gagne 3-0 et que quelque chose vient de se déclencher. Ce match a eu une profonde influence positive pour la suite. La demi-finale de Coupe de la Ligue contre Sochaux ? Ce match-là, on ne doit jamais le perdre. On a plein d’occasions, mais on tombe aussi sur un portier adverse en feu. On a sans doute manqué un peu d’expérience. Mais on peut également dire que ça nous a servis pour le championnat. Dans le sens qu’avant Sochaux, on avait éliminé 2 clubs de L1. Chaque tour que l’on passait, ça démontrait nos qualités et qu’on pouvait donc avoir confiance en nous. La défaite contre Sochaux ne nous a pas plombés, bien au contraire, on ne pouvait qu’être fiers.

Franchement, les 20 dernières minutes du match du titre contre Châteauroux, c’était complètement fou. C’est le public qui marque le but. Une ambiance comme celle-ci, ça vous transcende. Ce n’est pas pour rien que Damien Bridonneau marque ce but dans les dernières minutes d’une manière incroyable en plus. Je lui ai parlé il n’y a pas longtemps, on a bien sûr évoqué ce but. Dans ma causerie, j’ai insisté sur le fait de rentrer dans l’histoire, que finalement, on ne se souvient que des champions, pas des seconds. Apparemment, cette causerie a marqué les joueurs car certains m’en parlent avec passion ! Le bon souvenir que j’ai laissé aux supporters, je le dois au fait que j’ai réussi à redonner le goût du travail à toute une équipe. Et on a vu sa progression liée dans le jeu comme sur le plan comptable. C’était une équipe sans vedette et dont tout le monde a pu voir l’investissement total. Je pense que ça a vraiment plu aux supporters."

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