7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Kaiser Franz a eu beaucoup de chance

Dans sa dernière édition, France Football republie un entretien de Franz Beckenbauer paru en 2005 dans l'autoproclamée "bible du football".

"1974 restera indiscutablement le sommet de ma carrière : j’ai tout gagné, à la fois comme joueur et comme capitaine : la Coupe du monde avec l’Allemagne, la Coupe des clubs champions et le Championnat avec le Bayern. On ne peut pas rêver mieux. C’est pourtant Johan Cruyff, qui a été élu Ballon d’Or. Terminer deuxième derrière un joueur comme lui, ça n’avait rien de honteux, mais je me souviens pourtant que j’avais ressenti alors une petite déception. J’avais gagné plus de choses qu’en 1972, lorsque j’ai remporté mon premier Ballon d’Or, j’étais au sommet avec mon club et la sélection nationale, mais bon... Sur le terrain, on peut maîtriser beaucoup de choses : dans un vote ou une élection, non.

1976 ? C’était la fin d'un cycle. L’année d’après, d’ailleurs, j’ai mis un terme à ma carrière internationale et je suis parti jouer à New-York. J’avoue que j’ai été un peu surpris d’être élu Ballon d'Or cette fois-là. Avec l’Allemagne, on avait perdu la finale de la Coupe d’Europe aux tirs au but. Et avec le Bayem, je ne me souviens même plus combien on avait fini en championnat (troisièmes en 1975-1976). En fait, le vrai temps fort de 1976, ce fut notre troisième victoire en Coupe des champions, contre Saint-Étienne. Et encore... On avait eu beaucoup de chance ce jour-là. Saint-Étienne avait tiré deux fois sur la barre et nous, nous nous en étions sortis sur un coup franc plutôt heureux. Mais, en foot, sans la chance, on ne gagne rien."