Lobry joue peu mais reste très vert

28/10/2023
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Titulaire à Rodez et à Annecy, Victor Lobry a joué 166 minutes au mois d'août. Depuis lors, le besogneux milieu de terrain stéphanois n'a joué qu'une heure. Mais à défaut d'être très présent sur le rectangle vert, l'ancien palois reste impliqué dans l'écologie, comme l'atteste son entretien paru aujourd'hui dans Ouest-France. Extraits.

"J’ai été surpris que la Fifa annonce que le mondial 2030 se tiendrait sur 3 continents. L’organisation de la dernière Coupe du monde au Qatar avait déjà fait beaucoup de bruit… Que ce soit sur le plan humain et écologique, c’était une petite catastrophe. On se disait qu’on ne reverrait pas cela de sitôt. Et là, c’est presque pire. C’est dommage car l’image du football en prend encore un coup, elle n’a pas besoin de cela.

Dans le football ce n’est pas un sujet qui est encore très abordé, même si un club comme celui de Saint-Etienne est quand même tourné vers l’écologie. En ce qui concerne les joueurs, ou les syndicats, il y a encore trop peu d’actions à ce niveau. Il faudrait que ça se développe et que les joueurs qui ont un petit penchant pour l’écologie emmènent ce sujet dans le débat.

L'écologie n’est pas un sujet à la mode dans le foot, mais en même temps il est au cœur de l’actualité et de nos vies. Notre génération n’a pas forcément grandi avec tous ces petits gestes du quotidien, ça sera davantage le cas de nos enfants. Il faut rentrer dans le vif du sujet et développer cette peur du futur. Si le climat se dérègle, nos vies et donc le football n’iront pas. On ne pourra pas jouer des matches de football sous 50 °C l’été.

Je fais partie de l’association Football Écologie France et je sais que le club essaie de s’en rapprocher également. Cette association s’est fait beaucoup entendre lors de la dernière Coupe du monde au Qatar. Il faut s’appuyer sur ces associations qui sont investies au quotidien et qui ont des solutions concrètes.

À l’échelle quotidienne et locale des efforts sont faits depuis quatre ou cinq ans. Par exemple, à l’ASSE on privilégie le car ou le train pour les déplacements les plus courts, on a supprimé le plastique jetable, il y a un dispositif de collecte des eaux de pluie… Malheureusement, les grosses compétitions ne suivent pas et ce sont elles qui ont le plus d’impact. Antoine Miche, le président de notre association, disait que 80 % de l’empreinte carbone de ces compétitions est liée aux déplacements.

Didier Deschamps a bien dit qu’il ne comprenait pas la formule du Mondial 2030, mais c’était déjà trop tard. Il faut en parler avant.  Pour le Qatar, de lourds constats ont été faits et pourtant cela repart de plus belle en 2030. Les dommages vont exploser si l’on s’amuse à faire une Coupe du monde sur trois continents. Il faut absolument dire stop et freiner le train avant que…"

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