Retour amer de Rome
France Bleu propose en ligne le témoignage d'un des membres du quatuor arrêté par la police italienne à l'occasion du match à Rome. Accusés d'être armés de barres de fer, de projectiles et du nécessaire pour fabriquer des cocktails molotovs, ces supporters ont toujours nié pour au final s'en tirer entre autres avec 15 jours de prison, une amende, et du sursis.
Sans préjuger du fond de l'affaire, il est difficile de ne pas mettre en lien cet incident avec l'attitude des autorités de ce côté-ci des Alpes, et dont les supporters stéphanois ont déjà suffisamment souffert.
Comme l'écrit l'avocat Pierre Barthélémy dans les Cahiers du Football aujourd'hui, "les pouvoirs publics et les organisateurs de manifestations sportives ne peuvent pas tout contrôler. Le risque zéro n’existe pas et nul ne peut leur tenir rigueur absolue des débordements d’individus isolés et imprévisibles. En revanche, face à la récurrence des incidents, ils sont coupables d’une grave incompétence: ne répondre que par la stigmatisation et la répression croissante, là où les premiers spécialistes des tribunes – les associations de supporters – tendent la main pour dialoguer, prévenir et collaborer."