7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Monsoreau Caliméro

Sylvain Monsoreau se plaint derechef de sa vraiment trop injuste situation dans un entretien accordé à Eurosport. Extraits.

"Je me retrouve sans club depuis mon départ de Troyes. Je suis joueur au chômage et j'attends une opportunité pour espérer continuer à jouer. Je suis du côté de Saint-Etienne, où il n'y pas beaucoup d'équipes de niveau CFA ou CFA2. C'est compliqué mais j'ai engagé un préparateur physique pour me maintenir en forme donc je fais pas mal de travail athlétique. Je n'ai pas pris de poids. Par rapport à ma connaissance du milieu du football, je suis dans une bonne condition physique, sans problème particulier. Pas de blessure durant mon année à Troyes mais ce qui m'a porté préjudice, c'est de ne pas avoir joué après mon départ de Saint-Étienne pendant environ un an et demi. J'ai juste envie d'éviter de rester seul trop longtemps.

Avec la crise, de nombreux clubs ont rétréci leur effectif. Et le fait de ne plus avoir joué en Ligue 1 depuis deux ans peut refroidir certaines équipes. Ce n'est pas dû à des blessures mais plutôt à divers aléas qui n'ont rien à voir avec ma santé. Si je continue à m'entraîner, c'est parce que j'estime en avoir encore sous le pied. Que ce soit en France ou à l'étranger, je suis ouvert à toutes les propositions. Même si les deux dernières années ont été compliquées, je n'ai pas décidé d'arrêter ma carrière et je veux montrer que je n'ai pas perdu mes capacités sur un terrain. Est-ce que je vais avoir une opportunité ? Je l'espère mais je n'en suis pas certain. Je connais le football et je sais qu'on est vite oublié dans ce milieu.

Lors de ma dernière année à Saint-Étienne, on ne m'a pas donné l'occasion de jouer. Même en faisant tout mon possible, je n'aurais pas eu accès à un match de Ligue 1 puisque je faisais partie du ''loft''. Lors de ma dernière année dans ce club, de la préparation à la fin de saison, j'ai disputé une quarantaine de rencontres. Aujourd'hui, il y a un préjudice qui a été subi, même si je n'ai pas de regrets sur mes choix. Quand on voit jouer les potes le week-end, c'est assez dur. Il y a quelque part un sentiment d'injustice. C'est la loi d'un milieu où tout n'est pas forcément très clair...

Tout le monde connaît Bafé et sait que c'est quelqu'un de très respectueux et de très professionnel dans un groupe. C'est comme dans une relation : quand quelque chose est cassé, on peut choisir d'aller jusqu'à la rupture comme Saint-Étienne l'a fait avec nous, puisque le règlement le permettait. Comme le règlement a changé, Bafé a été obligé d'être réintégré dans l'effectif. Pour nous, c'était le conflit et pour lui, c'est la réconciliation. Mais pour lui, ça ne sera plus jamais pareil."