La passion selon Anto
14/01/2025

Devenu Directeur Sportif de son Sporting Club de Bastia (actuellement 8è en L2), Frédéric Antonetti revient dans une instructive interview à la Pravda sur son rôle, et sur sa vision du football français en 2025 :
"L’année dernière, j’ai eu des propositions pour retrouver un banc, de deux clubs qui sont aujourd’hui en Ligue 1 (ndp² : dont Sainté avant qu'ODO soit nommé). Je n’avais pas envie de prendre une équipe en cours de saison. Le terrain me manque, mais je n’interviens jamais auprès de Benoît (ndp² : Tavenot, le coach bastiais). Il gère le présent et moi j’observe le présent pour préparer le futur. Mon profil n’existe pas en France chez les directeurs sportifs : ce sont soit d’anciens joueurs, soit des gens qui ont fait Limoges (ndp² : soit les deux comme Loïc Perrin !) : quelqu’un qui a passé trente ans sur les bancs de touche, il y en a zéro. C’est dommage parce que l’entraîneur a un regard. Pour moi c’est le mieux placé pour constituer un effectif. J’ai toujours aimé ça, mais quand tu es entraîneur, tu n’as pas le temps. Aujourd’hui il y a deux footballs : celui de la mondialisation avec des capitaux qui arrivent de l’étranger, des clubs qui ont perdu leur identité, et celui des clubs régionaux comme le nôtre (…) Si on avait un quart des moyens du Paris-Saint-Germain, on aurait déjà été champions d’Europe. En Ligue 1, il y a 8, 9 clubs qui sont intouchables. Ils se sont partagé le football français, il faut dire les choses comme ça : il n’y a qu’à voir le partage de l’argent de CVC. La répartition des revenus du football français est très injuste : c’est aux riches qu’on donne le plus. Aujourd’hui, le salaire d’un bon joueur de Nice couvre l’ensemble de la masse salariale du Sporting Club de Bastia, qui est de 250 000€ brut par mois. Pour exister, on doit appliquer une politique sportive en adéquation avec nos moyens. Et pourquoi on doit exister ? Parce qu’on a la passion. S’il n’y avait pas cette passion, je n’y serais pas allé. On n’existe que grâce à elle, sinon on serait rayé de la carte du football (…) La place du Sporting se situe entre la 10è et la 30è place du foot français. L’objectif, c’est d’être 10è de première division. Il nous faudra peut-être quinze, dix ou huit ans, je n’en sais rien. Mais on prépare ça. Petit à petit."
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