Des parents et des agents ne pensent qu'à l'argent

14/05/2022
bookmark bookmark
share share

Directeur du centre de formation du SCO, l'ancien entraîneur des U19 de l'ASSE Abdel Bouhazama s'est confié avant-hier au Courrier de l'Ouest après que son homologue rennais Denis Arnaud s'est fait agresser physiquement par le père d'un joueur.

"Ça nous pendait au nez. Et j’ai peur que ça devienne une normalité. Il y a une dérive dans l’attitude de certains parents. Ça s’est vraiment accéléré sur les dix dernières années. Avant, on faisait signer pro un gamin quand il avait une quinzaine de matchs en pro. Aujourd’hui, par rapport à la concurrence étrangère notamment, le seul contrat qui protège nos jeunes joueurs, c’est le contrat professionnel. On ne fait plus un contrat pro parce qu’il a un potentiel pour forcément jouer en L1 ou L2, mais parce qu’on a besoin d’une protection juridique sur nos meilleurs éléments. Donc la décision est toujours sportive, mais plus seulement.

Quand tu vois des gamins qui ont deux, trois agents, on sent l’appât du gain. Et puis il y a aussi une concurrence entre ces représentants, car tu as environ 1600 jeunes dans les centres agréés, sous convention ou contrat, en France, et tu dois avoir environ 2500 agents. On leur vend du rêve, ce qui est antinomique avec notre discours.

On a fait signer un contrat à un gamin l’année dernière. On n’avait pas de signe de vie du père depuis quatre ans. Et quand le gamin a signé, j’ai eu un coup de fil du père qui voulait rediscuter du contrat. Mais la représentante légale, c’est la maman. Il n’a rien voulu comprendre. On a pu s’expliquer et désamorcer. Mais quand tu as 80 jeunes dans le centre, et que tu passes ton temps à gérer ce genre de problématiques...

La DTN met en place des choses, avec un préparateur mental qui aide les éducateurs à trouver les clés, désamorcer les potentiels conflits. Mais il y a la théorie et la pratique. Je pense qu’il faut surtout accompagner les parents. Le football peut permettre à une famille de se sortir d’une situation économique et sociale très difficile et ça génère une pression sur le gamin. J’essaie de me mettre à la place des parents, parce que je suis père aussi. Il peut y avoir des maladresses, on donne des circonstances atténuantes. Mais la ligne rouge a été franchie avec Denis Arnaud. Et s’il n’y a pas une prise de conscience des instances et de l’environnement général du football, les agents, les parents, on vivra un drame un jour."

Potins
20/03 10:32
L'attaque était patraque
20/03 09:39
Davitashvili appelé avec la Georgie
20/03 07:07
Billemaz touche sa bille
20/03 06:39
Dodote et Eymard sélectionnés pour le Tour Elite de l'Euro U19
19/03 23:51
Les Verts très attendus à Picot
19/03 22:43
KMP a rejoint La Fabrique Offsite
19/03 21:54
Guyot déplore la fermeture du Kop Sud et met en garde son vilain attaquant
19/03 21:19
Joseph évoque son chemin de croix
19/03 14:38
Interdits présents
19/03 14:09
Du choix en défense, de l'embarras au milieu
Articles
17/03/2026
Didier Pascual : "La sanction collective est une entrave à mes droits"
15/03/2026
Fin de la série de victoires
05/03/2026
ENTRE POTEAUX – EP5 : ARDBEG
01/03/2026
Un équilibre trouvé
27/02/2026
But alors you are french !
22/02/2026
Augustine, le relayeur qui oriente le jeu
15/02/2026
Toujours convalescents
10/02/2026
Entre Poteaux - EP4 : ON RIT POINT
08/02/2026
Des petits changements
05/02/2026
Ghislain Printant : "Avec Jean-Louis, on a vibré à Sainté !"

Partager