7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Ansel minimise

Comme prévu, une petite réunion de crise a eu lieu hier midi au stade de la Libération dont la pelouse a été critiquée récemment par le président et l'entraîneur boulonnais.
 
Jean-Louis Ansel, responsable des installations sportives à la ville de Boulogne, venu en compagnie de Mathieu Lecendre, chef du service des sports et de Thierry Douriez, le spécialiste de la pelouse à la Libé, ont tenu à défendre leur terrain. 
 
"On voit bien que le terrain n’est pas compact, sinon, je ne pourrais enfoncer le crayon aussi aisément. Pour vendredi, je pense que les fortes gelées de la semaine ont empêché la pluie de pénétrer jusqu’aux drains. Ceux-ci fonctionnent parfaitement et j’ai d’ailleurs vérifié vendredi après-midi que ça coulait très fort. À cette période de l’année, à un mois de la germination, on ne peut pas carotter car on abîme les racines. Le match aurait pu avoir lieu le lendemain et qu’en ce lundi, il était parfaitement praticable. Il est tombé 200 mm au mètre carré. À Calais, ils ont remis en début d’après-midi. À Dunkerque, ils ont failli arrêter à la pause. Je n’ai vu ça que deux fois en vingt ans. On est donc là dans l’exceptionnel. Même si je reconnais qu’on dispose de moins de moyens qu’avant, les employés font correctement leur boulot."
 
Jacques Wattez n'a pas l'air convaincu. "On n’a jamais le droit d’émettre la moindre critique, c’est fou ça. Ce n’est pas moi qui dis que le terrain est moins bon, mais des pros du foot. Je ne dis pas que les gars ne font rien, je dis et je maintiens qu’il y a un problème."