Faouzi dit merci
Faouzi Ghoulam, qui retrouvera Josuha Guilavogui en quart de finale d'Europa League, est revenu sur ses vertes années dans l'émission "C'est son show" diffusée sur Canal Algérie.
"A Saint-Etienne j'ai eu des hauts, beaucoup de bas. Ça a été enrichissant dans le sens où j'ai eu des moments très difficiles, même si sur le terrain ça s'est toujours plutôt bien passé. En dehors, j'ai eu beaucoup de soucis extra-sportifs. A la fin ça s'est arrangé, tout s'est bien passé. J'en garderai de bons souvenirs, ça m'a permis de mûrir plus rapidement. Ça m'a permis d'engranger de l'expérience, qui me permet aujourd'hui d'évoluer au très haut niveau. Je ne cesserai de dire merci à Saint-Etienne car ils m'ont sorti de rien, ils m'ont fait devenir ce que je suis aujourd'hui.
Mais ma sélection en Algérie pour la CAN 2013 m'a posé beaucoup de soucis avec mon club. C'est un choix que j'ai fait et que j'ai assumé mais qui a eu de lourdes conséquences. L'équipe nationale m'a permis de m'ouvrir au peuple algérien et au monde international. Ça m'a posé des problèmes avec mon club mais je ne regretterai jamais le choix que j'ai fait. Je l'assume toujours aujourd'hui.Christophe Galtier est mon premier entraîneur en professionnel, c'est avec lui que tout a commencé, il m'a donné ma chance. On n'a pas toujours été d'accord, je pense que les Algériens comprendront…
Le coach Abdel Bouhazama et Jérémie Janot m'ont beaucoup marqué à Sainté. Georges Mariez aussi, c'est la vraie touche affective. C'est l'éducateur que j'ai eu tout jeune à l'ASSE, je suis resté en contact avec lui. Je lui offre mes maillots chaque année. Je veux lui prouver qu'il a été important pour moi. J'ai été critiqué quand j'ai quitté Saint-Etienne, ça m'a chagriné parce que c'est mon club de cœur et la ville dont je suis issu. Et surtout c'est là où vivent mes parents. J'avais peur que ça puisse les affecter. Moi, mentalement et du fait de mon travail, j'étais prêt à partir."