Le franc-parler de Franck Tabanou
Franck Tabanou se livre franchement dans la dernière édition de la Pravda. Extraits.
"Esjberg a plombé tout le vestiaire (...) Dans l'euphorie de mon arrivée, j'ai réussi un bon début. Puis j'ai connu un gros creux. A Toulouse, j'avais le même entraîneur et mes repères. Dans le 4-1-4-1, j'étais un vrai joueur de couloir, côté gauche. A Saint-Etienne, le schéma me demande plus de disponibilités. Il m'a fallu tout changer, loin de mes amis. C'était nouveau pour moi et ma femme, qui est toulousaine. J'ai perdu quelques mois. Au lieu de jouer mon jeu, j'ai voulu trop en faire. J'ai également eu une préparation tronquée. Je n'avais plus la tête au TFC et je n'ai pas travaillé comme il fallait.
Je ne me suis pas senti perdu. Bon, après, l'entraîneur m'a beaucoup parlé car il sentait que j'avais du mal à me lâcher. J'ai quitté mon cocon pour me frotter à cette concurrence. Pour certains, l'acclimatation met plus de temps. Le public stéphanois est très exigeant. Quand tu es fort, il te le dit. Quand tu es nul, il te le fait sentir. J'aime cette pression et ce stade. On m'a toujours reproché mes statistiques. Au TFC, je n'étais pas obnubilé par le but. A Sainté, je tire beaucoup plus. Je me dis que je dois être décisif et aider le club à aller chercher une place européenne en fin de saison. Avec notre effectif, on se doit d'y arriver."