7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Bafé l'unanimité

S'il divise encore le peuple vert, Bafé Gomis fait l'unanimité dans la dernière édition de France Football. Plusieurs figures actuelles où passées de l'ASSE mettent en exergue les qualités humaines de l'ancien attaquant stéphanois, qui a tenu tête à son vilain président cet été.

Etienne Mendy : "Je l'ai vu quand il jouait avec les jeunes Verts entraînés par Jean-Philippe Primard du côté de Martigues. Je lui ai simplement donné quelques conseils de grands frères. Devenu pro, il a été cornaqué par Henri Zambelli. Mais quand ce dernier devint directeur sportif à Valenciennes, c'est Bafé qui est venu vers moi. Son intégrité, elle englobe l'attention pour les autres, le comportement et le résultat. Ses paroles sont en cohérence avec ses actes. C'est quelqu'un qui a beaucoup d'humilité. On a tous des ego, mais ce n'est pas le sien qui lui dicte son chemin. Il faut avoir une force de caractère énorme pour rester pacifique et droit. Son éducation fait qu'il n'a pas besoin d'être agressif pour se faire comprendre. On peut être diplomate, philosophe. Cela n'empêche pas de ne pas déroger à ses principes, ses valeurs, c'est l'essentiel. Je n'ai jamais eu besoin de lui dicter sa ligne de conduite. C'est beaucoup plus facile d'accompagner quelqu'un qui sait ce qu'il veut."

Laurent Roussey : "Bafé se cherchait un peu et c'est lui qui m'a sollicité. Il voulait qu'on redéfinisse son rôle, sa manière de voir les choses. Il possède une très grande force mentale. Il se fixe des objectifs et se donne des moyens de les atteindre."

Luc Sonor : "C'est un garçon très humain, au caractère des plus agréables. Il est toujours là pour aider et pense toujours à l'autre avant lui. Il a aussi une capacité à prendre un recul extarordinaire sur les évènements, sur des changements." 

Bernard Caïazzo : "Le Bafé d'aujourd'hui est un joueur de foot mais surtout un homm remarquable, au niveau de maturité extrêmement rare pour un jeune de vingt-huit ans. Ila conscience, déjà, que le foot n'est qu'une étape de la vie. Comme il a un grand sens de l'honneur, cet été il s'est senti humilié. A partir de là, il a pris une position et suivi une stratégie avec détermination. Si j'étais son père, j'aimerais ce fils avec cette intelligence, cette maturité. Si tous nos joueurs de foot avaient cette mentalité, on n'aurait pas à s'inquiéter pour l'équipe de France."