7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

L’espoir est revenu et c’est formidable

Dans sa dernière édition, Le Parisien évoque la très belle dynamique des Verts, bien partis pour retrouver l'élite. Extraits.

"Tout le monde y croit à nouveau depuis quelques semaines", savoure l’ancien buteur Hervé Revelli. "Les gens se disent qu’il y a désormais sept finales à jouer pour maintenir la deuxième place. L’espoir est revenu en ville et c’est formidable. Ce club n’est pas fait pour disputer des matchs pourris en L2. Quand on voit ce public, on est obligé de vouloir remonter."

Philippe Gastal, mémoire du club avec son poste de directeur du musée des Verts, en témoigne. "Saint-Étienne est une ville de foot dans les deux sens", argumente-t-il. "Quand les résultats sont médiocres, tout le monde déprime. Mais quand cela remarche, c’est l’euphorie. Là, elle est de retour. Je ne vois que des sourires pour évoquer l’ASSE. Les Verts sont le poumon de Saint-Étienne. Et là, ça respire. Mais tout le monde a bien conscience que rien n’est fait."

De chez lui, un autre homme, qui va un peu moins au stade, suit la progression des Stéphanois avec émotion. Son nom est un appel à toutes les mémoires vertes. Il s’appelle Gérard Rocher et est le fils de l’illustre président Roger Rocher, architecte de l’épopée européenne du club. "Je ne vais pas dire que ce qui se passe rappelle les plus belles années", sourit-il. "Mais je suis bluffé, comme tout le monde, par la progression du club depuis une dizaine de matchs. Les gens rêvent à nouveau et c’est beau. Parce que la vraie place du club est vraiment en L1."