Denisot évoque la force verte

13/03/2022
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Président d'une Berrichonne de Châteauroux teintée de vert (ce club de N1 est entraîné par Mathieu Chabert, qui s'appuie sur Nolan Roux en attaque et sur Julien Cordonnier pour le recrutement ), Michel Denisot s'est confié hier à Jacques Vendroux sur Europe 1. Extraits.

"Le PSG des années 90 était peut-être plus marquant que celui d'aujourd'hui. Avec le recul, on voit que les joueurs qui ont le plus marqué cette époque-là, c'est quand même Raï, Ginola, Lama. J'ai eu la chance qu'à l'époque, les joueurs ne changeaient pas de club tous les quatre matins. Les sept ans où j'étais au PSG, la moitié de l'effectif a fait sept ans avec moi. Ça renforce une équipe. Je pense qu'aujourd'hui, on voit des joueurs qui marquent un but qui mettent la main sur le maillot, qui montre le logo puis le lendemain, ils s'en vont. C'est absurde. C'est un peu enfantin, mais à l'époque, il y avait plus d'attachement de la part des joueurs au club dans lequel ils étaient.

Ce qui manque aujourd'hui, c'est les victoires en Coupe d'Europe et les grands parcours de Coupe d'Europe. Des renversements spectaculaires. Lors du PSG-Real de 1993, je pense que ce soir-là, on a fait plaisir à tous les amateurs de foot, de tous les clubs, de tous les supporters, parce que c'est l'émotion qui était très forte. Renverser une montagne et de gagner dans les arrêts de jeu, c'est quelque chose qui n'existe pas au cinéma, qui n'existe pas sur Netflix, qui n'existe que dans le sport et dans les grands moments du sport. Il n'y a pas une journée dans Paris où il n'y a pas trois personnes qui marchent dans la rue pour me parler du PSG. Donc, c'est vrai que ça reste dans les mémoires. Je ne m'en rendais pas compte quand j'y étais.

Quand on est allé jouer à Madrid avant le match retour, J'ai dit "Là, on est vraiment dans un autre monde. Là, ça va être compliqué." Et effectivement, on a perdu 3-1 et au retour, on avait cette chaleur-là au Parc. Après, tout n'était pas parfait dans le public à ce moment-là non plus. Mais on avait quelque chose. Il y avait une identification, un lien entre le public et l'équipe qui était très fort et c'est très utile. Ça fait la force de Marseille, ça fait la force de Saint-Etienne, ça fait la force de Lens aussi et évidemment que ça joue. Ce n'est pas ça qui renverse les montagnes, mais ça joue. Je ne sais pas ce qui se passe à l'intérieur du PSG actuellement. Je ne sais pas ce qui se passe dans ces matchs où il y a des remontées incroyables de l'adversaire"

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