Deux clubs que Piquionne affectionne
Dans la dernière édition de Nice-Matin, l'ancien esclave stéphanois Frédéric Piquionne évoque le choc qui opposera ce soir deux de ses anciens clubs qu'il affectionne.
"Je suis l'un des rares joueurs à avoir marqué à Louis-II avec Monaco et l'ASSE. Avec les Verts, j'ai marqué le but de la victoire en 2006. Il ne restait pas très longtemps à jouer, je m'en souviens. Je ne garde que de très souvenirs de mon passage à Sainté, c'était mes meilleures années. J'ai vraiment aimé tout ce qu'il y avait autour du club : la ferveur, l'institution, l'entraîneur, le groupe de qualité, c'était vraiment les années où j'ai le plus progressé.
Quand j'ai quitté Saint-Etienne, à la base, je voulais aller à Lyon pour franchir un pallier. Mais j'ai atterri à Monaco. Je n'ai pas tellement perdu au change car l'ASM est un grand club français même si je suis arrivé fin janvier 2007 sur le Rocher, le club était en position de relégable. Mais je ne vais pas me plaindre car j'ai été appelé en équipe de France trois mois plus tard.
Passer de Sainté à Monaco, c'est un fossé ! On connaît Saint-Etienne, énormément de supporters, de la ferveur. Et à l'inverse, Monaco où il y a peu de gens à domicile, moins de folie autour du club. Mais avec l'ASM, quand on se déplaçait, il y avait des supporters monégasques et ça, on s'en rendait compte. Lors des matches face à Saint-Etienne au stade Louis-II, le parcage visiteur fait souvent plus de bruits que le stade entier. Mais on est tellement dans notre match que l'on n'y fait pas attention. On est dans une bulle.
Saint-Etienne est très porté vers l'avant, avec un jeu offensif. Monaco, à l'inverse, défend très bien, prend peu de buts, mais j'espère voir des buts quand même. Les deux équipes ont besoin de gagner pour mettre la pression sur le trio de tête. Léger avantage pour Monaco qui joue à domicile. Les Monégasques ont mis du temps à se régler mais maintenant ils sont incroyables. Leur remontée en championnat est fantastique."