Revelles revient sur ses vertes années
Meilleur buteur de l'ASSE lors de l'inoubliable saison 1998-1999, Patrick Revelles (48 ans) revient sur ses vertes années dans un entretien paru aujourd'hui sur le site de la Ligue Méditerranée.
"Les meilleurs souvenirs de ma carrière ? Un nul avec Toulon au stade Vélodrome à Marseille (3-3). J'avais mis deux buts ! Et puis mes deux années à Saint-Etienne. L'ambiance au stade Geoffroy-Guichard était magnifique et on avait été sacrés Champions de Ligue 2 en 1999 avant de terminer sixièmes en L1 l'année suivante, sous les ordres de Robert Nouzaret. A l'époque, on était un peu insouciant et on ne pensait pas vraiment à l'après-carrière. Pourtant, les salaires n'étaient pas ceux de maintenant et on ne pouvait pas mettre énormément de côté pour les années futures. Pendant deux ans, j'ai été entraîneur au centre de formation de l'ASSE où j'ai eu notamment Josuha Guilavogui, Faouzi Ghoulam, Emmanuel Rivière et Loris Néry sous mes ordres. C'est une belle satisfaction de les avoir vu évoluer et devenir de très bons joueurs. Josuha ne m'a pas oublié et m'a ramené des maillots. Même ceux qui n'ont pu percer m'appellent quelquefois, la preuve qu'ils n'ont pas oublié ce passage à mes côtés à Saint-Etienne. Le directeur du centre a ensuite changé et j'ai fait une année en tant qu'observateur d'équipes et de joueurs en National mais aussi à l'étranger.
Je suis passé dans le monde amateur en dirigeant des U15 à Ollioules et j'entraîne les seniors en première division de District. Par ailleurs, je fais partie du groupe de travail mis en place à la Ligue sur la modélisation des pratiques en catégories Jeunes. J'aimerais regoûter au plus haut niveau. J'ai commencé à passer mes diplômes (BEF) mais ce n'est pas facile car on retrouve toujours les mêmes dans les clubs. Il y a peu de turn-over et, en général, l'entraîneur principal place ses amis dans les staffs au sein des différentes catégories. Ce n'est pas un reproche, juste une constatation. Il faut être dans le bon réseau pour retrouver un emploi. L'environnement du football pro beaucoup changé depuis mon passage en L1. Au fil des années, on constate un repli sur soi. Je me souviens qu'à Saint-Etienne, avant l'entraînement, on passait du temps avec les supporters pour des photos et autographes. Puis les choses ont changé et on a fini par s'entraîner à huis-clos au centre de formation ! L'ambiance était alors morose. Il ne faut pas se couper du public car le foot, c'est avant tout de la passion à partager !"