7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Anto vu par Guillou

Dans la dernière édition du Progrès, Patrick Guillou revient sur ses relations avec Frédéric Antonetti. Extraits.

"Il était très directif. Le courant n’est pas passé entre nous. J’ai toujours eu des soucis avec les entraîneurs qui étaient très autoritaires.  Lors d’une séance d’entraînement, il y a eu un clash. Il n’a jamais pu être résolu du temps où j’étais joueur. Après ça, je ne m’entraînais plus du tout avec le groupe, j’évoluais avec l’équipe réserve. Je lui en ai voulu parce que c’est quasiment comme ça que s’arrête ma carrière.

On s’est croisé un jour à l’hôtel. À l’époque, il était consultant. Il m’a proposé de prendre le petit-déjeuner avec lui. On s’est expliqué longuement. Je m’en veux d’avoir été aussi con. Sa façon de fonctionner était trop rigide pour moi mais les intérêts du joueur sont centrés sur lui-même alors que l’intérêt du coach est centré sur tout le monde, sur le club. Fred Antonetti se battra toujours pour le bien de l’équipe.

Il a refusé la prolongation de contrat qui lui avait été proposée, il ne se voyait pas travailler sans Christian Villanova. Les dirigeants ont largement contribué au fait qu’il ne puisse pas profiter du travail qu’il avait effectué. On l'a sacrifié sur l’autel du pouvoir. C’est dommage car Antonetti et Saint-Etienne, ça avait super bien matché. Dans la mémoire verte, il a une place parmi les entraîneurs qui ont laissé une trace positive indélébile. C’était un fédérateur."