Gasset pas menacé

Première équipe de la saison à prendre 0 point sur 6 à Sainté (seul l'OM reste en mesure de réussir pareille performance lors de l'antépénultième journée), Bordeaux a concédé sa 9e défaite sur ses 11 derniers matches et ne compte plus que 6 points d'avance sur le barragiste nîmois. Inquiet, le président girondin Frédéric Longuépée n'envisage pas pour autant de se séparer de son entraîneur, comme il l'explique à Sud Ouest. Extraits.
"Après ce match à Saint-Etienne, il y a de l’agacement et une grande frustration. Le penalty non sifflé sur Rémi Oudin peut changer la donne. Après, je ne me réfugie pas derrière cela. Nos adversaires ont montré beaucoup d’envie, les remplaçants rentrent et ils s’arrachent jusqu’à la fin. Nous avons montré de l’envie mais quand on se fait remonter, on se désunit. Et ce n’est malheureusement pas la première fois. Il y a des règles dans le sport de haut niveau : la régularité dans l’effort, l’envie et la solidarité, et ne jamais abandonner.
Il faut essayer de garder la tête froide mais oui, nous sommes en danger : si on continue comme ça, notre sort dépendra des autres. J'en appelle à la fierté individuelle des joueurs. Ce sont eux qui sont sur le terrain, ce sont eux qui nous sortiront de cette situation. Se séparer de Jean-Louis Gasset pour créer une réaction est-il une option ? Non. Encore une fois, je ne suis pas dans la recherche d’électrochoc de cette nature. On échange. Nous avons évoqué des solutions à bâtons rompus cette semaine. On va rentrer, se poser et discuter."