Wattellier aime gérer les matches sous pression

05/05/2025
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Assisté à la vidéo de Hamid Guenoui et Bruno Coué, Eric Wattellier sera au sifflet ce samedi soir au stade Auguste-Delaune pour le très attendu Reims-Sainté de l'avant-dernière journée de L1. Heureux présage ? Il a déjà arbitré les Verts contre une équipe de la région Grand-Est cette saison et l'ASSE l'avait emporté (2-0, contre Strasbourg le 2 novembre 2024 dans le Chaudron, buts de Mickaël Nadé et Ibrahim Sissoko). Celui qui a expulsé Dylan Batubinsika il y a 3 mois lors de la défaite (4-1) à Lille s'est confié au Parisien le 25 mars dernier. Extraits.

"Tout le monde fait des erreurs mais personne n’accepte celles des autres. Encore plus quand on parle de foot. On sent que l’ambiance s’est tendue en fin de saison dernière et cela s’est accentué à la reprise. Les raisons sont multiples. Mais c’est sûr que le contexte économique difficile ne doit pas aider. Fin janvier, les directions de l’OGC Nice et de l’OM m'ont mis la pression par communiqués interposés avant leur confrontation. Les clubs n’ont toujours pas compris que ça ne servait strictement à rien. Je ne vais pas dire que ça m’a fait sourire mais pas loin. J’aime gérer ces matchs sous pression, j’aime ça. Ce qu’ils ont fait, c’était vraiment absolument inutile.

Je n’ai jamais fait de nuit blanche après une mauvaise décision mais cela m’est déjà arrivé de mal dormir oui. Surtout en début de carrière. Avec l’expérience, on gère un peu mieux. La recette, c’est de « switcher » le plus rapidement possible. Moi, je suis chirurgien-dentiste. Pas beaucoup, hein, mais quand même deux fois par semaine en moyenne en clinique. Ce travail me permet de me sortir la tête du foot. Cela peut être très salvateur. Tu vas ruminer un ou deux jours, tu vas analyser ta prestation à froid puis tu passes à autre chose.

On s’entraîne quasiment tous les jours. Des séances de 1h30 ou 2 heures. Cela peut être de l’aérobie, de la vitesse, de la vivacité, mais aussi des étirements, du renforcement musculaire. Les préparateurs physiques de la direction de l’arbitrage nous suivent de manière individualisée. On leur envoie quasi quotidiennement nos données physiques via une montre connectée. À côté de ça, on fait beaucoup de vidéo. C’est un gros morceau. On a des logiciels pour découper des séquences. On fait des retours avant et après les matchs à nos observateurs. Par visio, par téléphone mais aussi une fois par mois en stage à Clairefontaine.

C’est un métier épuisant. L’exigence physique est de plus en plus élevée. Le jeu va de plus en plus vite, il y a de plus en plus de matchs. On le néglige mais les trajets aussi peuvent être terribles. Je suis souvent plus fatigué d’un long déplacement que d’un match que j’ai arbitré. Et nous, on joue tous les week-ends à l’extérieur. Donc il faut se gérer pour durer. On essaie de couper au moins une fois dans l’année. 15  jours en juin, 15 jours en décembre. Si je me vois continuer longtemps ? Je suis un passionné mais c’est difficile à dire. Il n’y a plus de limite d’âge à 45 ans comme avant. Tout est lié au fait de réussir ou non les tests physiques."

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