Diony se prenait déjà la tête avec Dall'Oglio
24/04/2024

Deuxième meilleur buteur de L2 (14 pions) derrière le Malherbiste Alexandre Mendy (20 buts) qui est attendu ce samedi après-midi à Geoffroy-Guichard, Loïs Diony s'est confié ce mercredi à Ouest-France après avoir inscrit au Roudourou le but victorieux qui permet au SCO de rester provisoirement devant l'ASSE. Extraits.
"Il reste quatre finales et comme le dit le coach, on s’en moque de la manière. Il faut gagner et rester devant les poursuivants. Le précédent match qu'on a gagné contre Troyes, je suis sorti fâché et j'ai vite quitté le stade. C’est mon caractère. Je suis peut-être un peu trop expressif, je prends peut-être un peu trop les choses à cœur. Au coup d’envoi du match à Guingamp, j’étais encore un peu fâché. C’est sûr que je ne suis pas forcément souriant. Je sais que ça ne plaît pas toujours. Ça peut mettre une mauvaise ambiance dans le groupe, j’en suis conscient.
La frustration me nourrit, ça ne peut que m’apporter du positif. La semaine avant Concarneau, par exemple, le coach m’avait remonté les bretelles après une petite histoire. Et le week-end, j’ai réagi avec un doublé. Cette semaine, ça a été pareil. Avec Alexandre Dujeux on a une très bonne relation. C’est comme un père et un fils. Pour qu’il soit bien éduqué, on lui montre ce qu’il doit faire, on le gronde quand c’est nécessaire. Ensuite, c’est là que le petit ramène des bonnes notes. C’est ce que j’ai fait mardi.
Avec le coach Olivier Dall’Oglio, à Dijon, on s’entendait aussi très bien. L’année de la Ligue 1, la saison 2016-2017, on s’était bien pris la tête lors d’une séance vidéo. Et c’est à partir de là où j’ai explosé. Des fois, j’ai besoin de ça. C’est certain que ça ne fait pas plaisir quand on me montre du doigt devant tout un groupe. Mais je l’assume, comme toujours, et j’accepte. On se fâche pendant 2-3 jours, je lui fais la tête, mais ça revient.
Après un match comme celui de Troyes, où il y a une belle fête dans le vestiaire alors que je suis parti, est-ce que j'ai l’impression de passer à côté de quelque chose ? Non. Je sais que je me suis gâché pas mal de belles soirées à cause de ça. Le soir du maintien avec Dijon, ça a été le cas. C’était mon dernier match et le coach D'all'Oglio m’avait sorti à la 70e minute. Je l’avais très mal pris. Mais j’étais plus jeune. Est-ce que je ferai la même chose si ça se reproduisait aujourd’hui ? Je ne dis pas non, je ne dis pas oui. Joker (rires)."
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