Guilavogui a le coeur vert
Le site L'Athlète a publié hier une intéressante interview de Josuha Guilavogui. Extraits.
"Physiquement, j’ai eu pas mal de soucis l’année dernière. Des problèmes que je n’ai jamais eus avant. Avant d’être prêté à Saint-Étienne, j’avais connu quelques lésions musculaires, plus ou moins importantes, ce qui m’a surpris : mais à Saint-Étienne, je me suis fait une déchirure de quinze centimètres. C’était ma plus grosse blessure, que ce soit depuis le centre de formation ou mes premières années professionnelles. Je n’avais jamais eu ça. J’ai pu apprendre, qu’à partir du moment où dans la tête on réfléchit et on n’est pas bien, ça se joue sur le corps.
Ce n’était pas prévu que je parte à l’Atletico Madrid. Ce n’était pas dans mon plan de carrière à long terme, ni même à court terme. Normalement, on avait vu, avec mes anciens représentants et le club de Saint-Étienne, qu’après mes premières sélections en Équipe de France, je devais continuer avec le club et ensuite partir. Mais au moment où l’on ne se qualifie pas pour l’Europa League, tout a changé. Avec le temps, je réfléchis beaucoup à ce choix. J’en parlerai plus tard parce qu’il y a encore quelques énigmes. Je ne veux pas dire que c’est la faute d’untel ou untel, parce que c’est moi qui ai signé et que je suis un grand garçon. Mais c’est sur, j’aurais dû réfléchir, me montrer plus attentif et plus patient quant à ce transfert qui s’est très vite déroulé : il s’est fait en 48 heures. Je reviendrai en temps et en heure. Pour l’instant, je ne veux allumer personne, ce qui pourrait aller à l’encontre de ce que je fais. Je suis quelqu’un de réfléchi et pour régler un problème, j’attends de voir toutes les personnes. Et ce n’est pas encore fait.
Saint-Étienne, ça a été, et ça restera mon club de coeur, car c’est là-bas que je me suis construit en tant que footballeur mais surtout en tant qu’homme : j’y suis arrivé à 14 ans et demi et j’y suis reparti à 22 ans. J’ai passé mes plus belles années de ma vie là-bas : le centre de formation, mon premier appartement, le permis, les premiers matchs en professionnel. C’était tout simplement merveilleux. Avec Dominique Rocheteau, j’ai toujours eu de très bons rapports. C’est un grand monsieur qui partage des valeurs qui m’ont été transmises dans l’institution ASSE. Je le remercie. Lorsque je suis revenu en prêt, au début, c’était pas facile. Le coach, le président, et Dominique, avec qui j’ai pu échanger, ont fait en sorte que je revienne à Saint-Étienne. À la base, quand vous partez dans un grand club et que vous n’y jouez pas…je me voyais mal revenir au bout de six mois, la queue entre les jambes et dire : « oui, bah, ça s’est pas très bien passé. » Mais ces personnes là ont su trouver les mots justes pour me faire revenir."