JPP revient sur l'affaire de la canette
Dans La Provence, Jean-Pierre Papin revient sur l'affaire de la canette. Extraits.
"Quand j’ai vu ce qui est arrivé à Dimitri Payet à Lyon, j’ai bien sûr pensé à ce qui m’était arrivé à Saint-Etienne. Mais moi c’était en dehors du stade, Dimitri c’est sur le terrain et c’est inadmissible. Inadmissible ! Si on n’avait pas des abrutis qui jettent des bouteilles ou n’importe quoi d’autre, il n’y aurait pas de souci. La gravité de la blessure est moins importante que le geste, c’est le geste qui compte. Aulas sait que ce qui s’est produit est très grave, le club est responsable, mais il a essayé de minimiser et a oublié le plus important : l’intégrité du joueur qui a subi un choc psychologique. Cet aspect-là prend le dessus. Ça avait bien sûr été mon cas il y a 30 ans à Saint-Etienne. J’étais choqué.
Quand tu t’apprêtes à jouer un match compliqué à Saint-Etienne, Nice ou Lyon, tu es très concentré. S’il te tombe ça sur la tête, tu es choqué. Dimanche, j’ai revécu de mauvais souvenirs. Je comprends qu’il y ait de l’animosité, des insultes, je suis allé dans des endroits où ça craignait, mais les projectiles, c’est vraiment trop. Le jet de bouteille est devenu une habitude française. Il faut interdire tout ce qui est jetable. Un jour, des cons vont jeter des portables ! Tu ne dois pas aller au stade à poil mais pas loin. J’ignore ce qui va se passer, mais il faut prendre des décisions fortes. Il faut marquer le coup. Suite à ce qui m’était arrivé à Saint-Etienne, le match avait été rejoué quelques semaines plus tard."
Pour rappel, JPP n'avait pas joué le premier match (gagné 1-0 par les Verts grâce à Didier Tholot) et avait ouvert le score lors du second, mais Christophe Deguerville avait égalisé sur le fil.