Cabella ne se serait pas laissé partir

14/09/2021
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Comme il l'avait fait en novembre dernier dans France Football, Rémy Cabella est revenu sur son départ de Sainté dans un entretien publié aujourd'hui sur la chaîne youtube de Sainté Inside. Extraits.

"Avec Ghis, tout se passait bien, il y avait zéro problème avec les joueurs. Moi Ghis je le connais depuis que j’ai 14 ans. J’arrive à Montpellier, c’était le coach des 16 ans. Je l’ai connu là, après je l’ai connu en CFA. C’est dommage qu’il soit parti de Saint-Etienne car je pense qu’il lui fallait encore un peu de temps. Il méritait qu’on lui laisse plus de temps. Ce n’est pas parce qu’il n’a pas entraîné le PSG ou de grosses équipes qu’il fallait le faire partir très tôt. Ghis aime le foot, il aime son équipe, il aime le club de Sainté. Il aime travailler comme un fou, c’est quelqu’un qui se donne à 1000 %. J’étais triste de partir, de le laisser, ça m’a fait du mal. Mais j’étais triste aussi quand il est parti.

Mon départ de Sainté ? Ma première saison, le jeu passait par moi, surtout quand Jean-Louis est venu. Le jeu passait par la technique, j’étais numéro 10. J’aimais bien venir chercher les ballons, jouer. La deuxième saison, ça a été un peu différent. C’était un peu moins ça, c’était un peu des ballons longs. Moi ce qui me fait chaud au cœur c’est d’être heureux quand je joue. La deuxième saison, même à l’entraînement, j’avais l’impression que je ne jouais pas mon football. Le ballon venait moins vers moi. Au moment de préparer la saison avec Ghis, je n’ai pas l’idée de partir.

Mais mon agent est venu vers moi pour me dire que deux clubs me voulaient absolument. Je lui dis « je n’ai pas envie de partir. » Il insiste et me dit « regarde quand même, ce sont de bons clubs. » Je lui dit « laisse-moi, je suis en prépa, je n’ai pas envie de partir. » Et puis on fait les matches amicaux et je ne suis pas épanoui à 100% parce que je sais que cette saison va être un peu la même que la dernière, que je n’allais pas trop toucher de ballons. Pourtant y’avait Yann, Wahbi, Denis qui arrivait et que j’adore. Mais dans ma tête c’était « moi je veux jouer au ballon. »

Les matches passaient, mon agent est revenu vers moi. Il m’a dit « Rémy, regarde. » Je lui ai dit « bon, je vais regarder, montre-moi. » J’ai commencé à réfléchir à partir dans un club qui joue l’Europe, la Ligue des Champions. Krasnodar jouait la qualif pour la Ligue des Champions. A la fin des matches amicaux, je sentais que je n’allais pas être épanoui en restant à Sainté. J’en ai parlé à mes parents, à ma famille. Personne ne voulait que je parte mais c’est ma décision. J’avais le sentiment que je n’allais pas m’épanouir à Saint-Etienne et qu’on allait peut-être faire une saison difficile.

Sainté m’a pris pour 5 M€, ils m’ont vendu pour 12 ou 13 M€. C’était une bonne opération pour eux, un bon transfert. Après, c’est vrai qu’il perdait un cadre, un joueur important. C’est eux qui ont accepté, ils auraient très bien pu dire non. Ça m’a fait du mal d’annoncer à Ghis que je partais. Je lui ai dit : « J’ai une offre que je ne peux pas refuser. Ils me proposent un très bon contrat, c’est un club nouveau avec un stade incroyable, ils ont une très belle équipe, le coach me veut, on est susceptible de jouer l’Europe. »

Tout ce que j’aimais était là : le salaire, le jeu, le coach, les infrastructures, l’Europe. Ghis ne voulait pas que je parte. Il m’a dit « tu es fou. » Je lui ai dit : « Ghis, sache qu’ils me proposent tant à Sainté et tant à Krasnodar. Ghis, je te le dis, je ne peux pas refuser une offre comme ça. » J’avais 29 ou 30 ans. Krasnodar me proposait un très bon contrat de trois ans. Je sais que je n’allais pas être épanoui dans mon jeu à Sainté, on ne me laissait pas faire ce que je voulais et ça m’avait donné envie de partir. »

Ghis ne voulait pas, en aucun cas il voulait me laisser partir mais j’avais pris ma décision. Je pense que ça lui a fait du mal et qu’il s’est senti un peu trahi. Quand j’ai mangé avec lui pendant la trêve en décembre peu de temps après que Sainté l’a lâché, j’ai senti qu’il était triste. Ça lui a fait du mal que je parte et que je le lâche. C’est vrai que ça m’a fait mal car Ghis, je l’aime. J’ai grandi avec lui, il m’a fait pleurer quand j’étais en CFA. Il s’est passé des choses avec Ghis, c’était trop dur de le lâcher.

Si ça avait été un autre coach, je n’aurais pas parlé tous les jours avec lui, j’aurais dit « je pars et je m’en vais. » Là, c’est vrai que je voulais partir mais j’avais quand même de la peine à lâcher Ghislain et le club. Mais j’avais pris ma décision et c’est un beau transfert pour Sainté. En termes de monnaie, ils ont fait une bonne affaire. Mais moi, si j’avais été président, je n’aurais jamais accepté ce transfert. Je serais allé voir le joueur. Même Ghis me disait : « Si un cadre comme toi part, ça veut dire que peut-être Wahbi veut partir, Yannn Debuch’. Ça peut casser quelque chose. En plus je suis un joueur que les gens aiment bien, que les supporters aiment bien, que l’équipe aime bien, que le club aime bien.

Ce n’est pas comme si ça faisait cinq ou dix ans que j’étais au club. Dans ce cas j’aurais dit « il peut partir. » Moi, personnellement, même si c’est dur de refuser un transfert de 13 M€, je ne me serais pas laissé partir. Si les dirigeants m’avaient gardé coûte que coûte, peut-être que je l’aurais mal pris sur le moment mais ma famille et Ghislain voulaient que je reste, les joueurs aussi. Avec le temps, comme je en suis pas quelqu’un de trop rancunier, j’aurais accepté de rester. Je ne suis pas méchant, je n’aurais pas mis la merde."

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