7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

So Brandao

Dans son édition de décembre 2013, le magazine SoFoot consacre un article à Brandao sous le titre "La Brandade". Brossant le portrait de l'attaquant des Verts, le journal retrace sa carrière.

Le n°9 actuel de l'ASSE parle de ses débuts au Brésil, fait remarquer qu'avant de se mettre au football il "était surtout dans la musique" et avoue que lors de son transfert à Donetsk il n'avait que trois années de football en club dans les jambes. L'un de ses entraîneurs, Mircea Lucescu, le décrit ainsi : "C'est un garçon très intelligent, un peu en dehors du système. Un gars différent de ce que l'on voit habituellement dans le football. Pour lui le foot est une passion et un métier, mais le monde ne s'arrête pas là. Il a toujours été très curieux". Du reste, Brandao a déjà envisagé la suite et assuré ses arrières pour l'après-football : "je possède déjà un supermarché et une ferme au Brésil (...). On produit du soja, du millet et du blé et tout est distribué à une coopérative qui se charge de vendre tout ça".

Brandao évoque aussi son arrivée en Ukraine, au Shakhtar Donetsk en 2002 : "je ne vais pas te mentir : pour moi l'Europe, c'était l'Allemagne, la France, l'Espagne, mais pas l'Ukraine. (...) la première chose qu'on a faite avant d'analyser l'offre, ça a été de situer l'Ukraine sur une carte". Le froid et les difficultés d'adaptation ont alors fait vivre au Brésilien une sale période ("les six premiers mois en Ukraine, j'ai fait une dépression, j'ai pleuré. J'avais la saudade"). Heureusement, l'arrivée de l'entraîneur Roumain Lucescu, conjuguée à celle d'un partenaire offensif brésilien, Matuzalem, vont relancer Brandao, qui avoue : "j'étais content qu'il [Matuzalem] soit à mes côtés. Je me sentais moins seul et c'était plus facile de communiquer". Débarquent dans la foulée à Donetsk plusieurs autres Brésiliens, notamment Fernandinho, Elano et Willian ("j'ai été un pionnier. S'il y a eu autant de Brésiliens dans ce club par la suite, c'est un peu grâce à moi", dit Brandao, qui confesse avoir même songé un temps à prendre la nationalité ukrainienne). Après avoir inscrit 65 buts et remporté trois titres de champion avec Donetsk, Brandao met le cap sur la Canebière en signant à Marseille en 2009.

A l'OM, les relations avec les supporters sont compliquées mais Brandao se forge une carapace : "Avec tout le respect que j'ai pour le public, ce n'est pas lui qui fait les compositions d'équipe mais le coach. Les supporters ne voient pas l'importance d'un joueur dans le vestiaire ou les déplacements d'un joueur sans ballon (...). Avec des buts et du travail, tout s'arrange. La critique, c'est comme la boxe. C'est un combat. Si tu te manges des coups de poing dans le visage, il faut réagir, pas vrai ?". Lucescu (encore) abonde dans son sens : "sa priorité, ce ne sont pas ses statistiques personnelles, mais celles de l'équipe. Brandao, c'est un joueur d'entraîneur, pas un joueur de public". Après avoir dû faire face à une plainte pour viol et être reparti un an se mettre au vert au Brésil, Brandao revient à Marseille en janvier 2012. Deux mois plus tard, il marque le but décisif contre l'Inter Milan après un contrôle....du dos et permet à l'OM de jouer un quart de finale de Ligue des Champions.

A l'été 2012, laissé libre par l'OM, Brandao est contacté par Saint-Etienne. Bernard Caïazzo se vante d'avoir flairé la bonne affaire : "on cherchait un costaud en attaque. Il a accepté de diviser son salaire par trois et il a signé chez nous pour 60 000 € par mois". Le Brésilien ne regrette pas d'avoir rejoint le Forez : "A Saint-Etienne, je ne sors pas beaucoup car il n'y a pas grand chose à faire (...). Et puis, les gens m'aiment bien ici, je crois. Je suis un guerrier et je sens que ça leur plaît".