7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Loïc bientôt bicentenaire (2)

Loïc Perrrin, qui jouera dimanche à Nice son 200ème match en L1, se confie aujourd'hui dans Le Progrès. Extraits.

"C’est bien d’atteindre ce chiffre, même si j’ai loupé pas mal de rencontres à cause de mes blessures. C’est important pour moi de les avoir joués avec le même club. Selon Antonetti on peut qualifier un footballeur de joueur professionnel lorsqu’il a disputé entre 150 ou 200 matches au haut niveau. Il nous le répétait souvent dans le vestiaire. Aujourd’hui, j’y suis presque. J’espère juste ne pas m’arrêter là.  J’ai pas mal d’années devant moi. J’espère en faire le plus possible. Je dois avouer qu’au poste de défenseur central, c’est plus tranquille et que ça me permettra sûrement de jouer plus de matches. 200 matches, c’est un petit palier de franchi. C’est symbolique mais on ne va pas se focaliser là dessus. Lorsque j’ai débuté, ce n’était pas un objectif, je n’avais même pas celui d’être joueur professionnel. Quand je suis arrivé au centre de formation, je ne me suis jamais focalisé sur l’idée d’être pro. Ça s’est fait au fil du temps. C’est allé vite. J’ai fini ma saison en moins de 18 ans, j’ai fait un mois avec la CFA pour ensuite intégrer le groupe pro. Après, ce que l’on apprend au fil des matches, c’est l’expérience.


Tous les moments délicats que j'ai connus m’ont peut-être forgé le caractère mais surtout servi à relativiser. Lorsque, quelquefois aujourd’hui, nous traversons des périodes un peu compliquées, je me remémore d’autres moments plus difficiles. Franchement, il n’y a pas photo avec ce que l’on a vécu dans le passé. Avoir connu ce genre de situation, ça sert à parler aux autres, leur dire qu’il n’y a pas le feu au lac (...) Le titre d’ambassadeur de l'ASSE m’a vraiment touché. C’est une reconnaissance de la part du club. Ce fut une fierté de l’être parmi des joueurs qui ont beaucoup compté dans l’histoire du club. Être capitaine me rend fier aussi. Je ne peux pas dire que je n’y attache pas d’importance mais si c’était quelqu’un d’autre, ça ne me dérangerait pas non plus. (...) J'ai pris un carton rouge depuis le début de ma carrière, au tournoi de Toulon, avec les Espoirs. En club par contre, je n’en ai pas pris. C’est bien. Ne pas laisser son équipe à dix, c’est important. Mais, bon, on n’est jamais à l’abri."