7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Quand Jérémie parle des Canaris

Sur France Bleu Loire Océan, Jérémie Janot s'est remémoré ce vendredi ses matches contre les Canaris. Extraits.

"A la Beaujoire, j’ai de bons souvenirs et de moins bons. En 2001, Nantes gagne le titre et nous on descend. Il y avait les faux passeports. On descend officiellement à ce moment-là et les Canaris fêtent le titre. Il y a eu un envahissement de terrain, j’ai eu du mal à rentrer au vestiaire. C’était dur. J’étais content pour Nantes, c’était un beau champion, ils avaient fait une saison exceptionnelle. Mais toi tu sais que les emmerdes commencent. Je me souviens aussi d’un match là-bas où est mené 2-1 à la 93e. Je monte sur un corner, il y a un cafouillage et sans le faire exprès je fais une passe décisive et on égalise. On avait un coach, Ivan Hasek, d’origine tchèque, qui était très sévère. Sur la montée je l’entends crier : "qu’est-ce que tu fais ! Qu’est-ce que tu fais !" Je fais semblant de ne pas l’entendre et je me dis "j’espère qu’il va se passer quelque chose de bon sinon au vestiaire je vais me faire pourrir." On égalise, il ne m’a rien dit, mais…

Quand je suis arrivé à Sainté, il y avait toujours un peu cette rivalité avec Nantes. J’étais en compétition en sélection de jeunes avec Micka Landreau. Il y a toujours eu deux entités fortes : le beau football nantais, qui n’était pas usurpé, qui est vraiment la marque de fabrique. Et nous ce football généreux, ce football total, avec de l’engagement. A Saint-Etienne, tu dois tout donner. Quand tu joues à Nantes, tu dois avoir des qualités techniques élevées pour que les Nantais se reconnaissent en toi. Chez nous à Sainté, il faut que tu sois un battant, un vaillant. Il y a eu de très grands joueurs à l'ASSE, par exemple Michel Platini. Mais si tu marches dans la rue avec Osvaldo, c’est Osvaldo la star. Parce qu’Osvaldo incarnait ces valeurs-là. Même s’il était très technique pour un défenseur et qu’il montait beaucoup."