Le vilain Breton évoque l'amputation
Dans son édition rhodanienne, Le Progrès met aujourd'hui à l'honneur l'ancien gardien des vilains Christophe Breton, aujourd'hui conseiller financier au sein de l'agence Score Agencies qui gère notamment les intérêts des Stéphanois Charles Abi et Louis Mouton.
"Sur un terrain, Breton était plutôt sanguin. Ses tacles à l’entraînement étaient redoutés. « Je suis un gentil, mais sans adrénaline, je n’étais pas bon. À l’époque d’Olmeta, on était deux foutraques, mais lui était en plus un showman ! » Cette réputation l’a poursuivie, jusqu’au tribunal. Prêté au Puy, il avait, malgré lui, causé le drame du joueur de l’ASSE, Bernard Mendy, lors d’un match amical en 1991. La fracture tibia péroné de l’attaquant, compliquée par une artère fissurée - non détectée initialement - conduira à l’amputation de la jambe de l’attaquant, et à une procédure de dix ans pour lui.
Ce souvenir terrible - « on m’a critiqué, insulté, mais c’est lui qui a souffert » rappelle-t-il avec honnêteté - a assombri le parcours d’un gardien, qui, dans ses grands soirs, comme au Vélodrome face à Waddle et Papin (0-0) quelques mois après l’accident de Mendy, ou à Nantes, en 1995 avait prouvé qu’il avait bien l’étoffe d’un numéro un. "Mon regret, c’est de n’avoir joué aucun derby en pro, à part un en Coupe de la Ligue en 1992. On joue à Geoffroy-Guichard, on perd 2-0, il n’y avait personne au stade. C’était une Coupe en bois, ça ne compte pas comme un match officiel."