6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

Zouma parle de Zouma

Défenseur central de Sochaux, Lionel Zouma parle de son frère Kurt dans un entretien publié aujourd'hui sur le site Goal. Extraits.

"Je me suis servi de lui comme modèle. On s’appelle beaucoup et il me donne des conseils, c’est lui le premier à avoir débuté en Ligue 1 ! On joue dans le même championnat donc j’ai souvent joué contre des équipes qu’il avait déjà rencontrées. En le voyant joué, être surclassé et devenir international, ça m’a boosté. On s’est même donné un challenge, à l’arrivée je vais même essayer de le dépasser !
 

Il m'a parfois fait de l'ombre, je ne vais pas le cacher. Mais je pense que c’est normal dans la mesure où il a débuté avant moi alors que je suis l’ainé. Souvent on me chambrait en me disant « Kurt est en Ligue 1 et pas toi, comment ça se fait ? » J’ai toujours répondu qu’il le méritait et qu’il avait de grosses qualités. Ça n’a pas été facile pour moi au début, on n’a pas eu le même parcours, on ne joue pas dans le même club. J’ai fait face à la concurrence et au final, la réussite de Kurt m’a encore plus encouragé.

Avoir un frère qui évolue au plus haut niveau, ça m'a bien plus servi que desservi. Les gens qui ont essayé de me faire croire le contraire, j’ai essayé de ne pas les écouter, même si j’avoue que cela m’a parfois rendu malheureux. Je suis toujours resté sur mes positions, à savoir ne jamais rien lâcher et me servir de Kurt pour devenir plus fort.

Ce qui le différencie de moi dans mon jeu, c'est l'aspect physique... Il est plus costaud que moi. On saute haut tous les deux mais il a un meilleur jeu de tête. Il va plus haut parce qu’il a la chance d’avoir de plus grosses cuisses ! (rires) Il est aussi plus technique donc plus facile à la relance. Moi je suis meilleur dans les duels et dans les un contre un parce que j’y vais plus que lui.

On a la chance de n’avoir qu’un an de différence. Je peux vous dire que nous sommes comme des jumeaux, on rigole tout le temps et nous sommes pareils. Je ne sais même pas ce qui peut nous différencier. On s’appelle tout le temps, on a toujours tout fait ensemble, les mêmes conneries aussi… Mais je n’en dirai pas plus !

On jouait ensemble dans les catégories jeunes. Lors d’un match important pour la montée en 14 ans fédéraux, nous avons tous les deux joué défenseurs centraux. On a tenu la baraque, on n’a pas pris de but et on a gagné 1-0 ! Notre père était venu nous voir. À la fin, on s’est sauté dessus, on criait, on était trop content. Je ne l’oublierai jamais."