Question d'équilibre

Alors que l'ASSE de Claude Puel est la seule équipe de L1 à n'avoir toujours pas remporté le moindre succès après 12 journées, l'USL Dunkerque de Romain Revelli a su décoller et quitter la zone rouge de la L2. L'ancien club d'Yvann Maçon, qui ne comptait que 3 points après 9 journées, vient d'en prendre 10 sur 12 sur les quatre dernières. Le Phare du Dunkerquois revient aujourd'hui sur cette belle dynamique de l'ancien coach des U17 stéphanois et ex-adjoint de Galette.
"Depuis un mois, les Dunkerquois ont fait le choix de revenir aux bases, à un jeu pragmatique qui a forgé l’identité et souvent la réussite du club. Fini donc, le pressing et les suivis de décrochages à tout-va dans la zone-press. Désormais, l’USLD attend ses adversaires pour les endormir et piquer au bon moment. "On prend plus de points en jouant comme ça. Mais ce n’est pas inconscient, c’est travaillé", assumait Émeric Dudouit après Caen. "Aller tout le temps chercher, ça demande des efforts et, forcément, on laisse des espaces." Sans compter le lot d’erreurs individuelles provoquées par la débauche d’énergie.
Aujourd’hui, même si l’on s’est ennuyé à Pau, contre Bastia et une bonne partie du match contre les Normands, qui peut reprocher à une équipe qui joue sa survie de jouer petit bras ? Personne. Sauf que Romain Revelli, venu à Dunkerque avec l’intention de proposé un jeu alléchant, semble avoir plus de mal à assumer ce retour au minimalisme : "Ce n’est pas de la prudence", s’est énervé le technicien. "Les équipes jouent en 4-5-1, viennent nous contrer. On cherchait des espaces. Parfois, les joueurs ne sont pas dans les bonnes zones. Ce sont des analyses tactiques, pas forcément des consignes. Ce sont les histoires des matchs qui font que. Il faut aussi savoir garder les équilibres. L’équilibre est un mot important dans le football, mais peut-être que vous ne connaissez pas."