Un repêchage des Verts n'est pas à exclure

23/05/2025
bookmark bookmark
share share

Président de la DCNG,  Jean-Marc Mickeler s'est exprimé aujourd'hui sur le site du quotidien Ouest-France. Extraits.

"Entre juin 2018 et le début de la saison 2020-2021, la masse salariale des clubs français a augmenté de 400 millions d'euros. Cela nous paraît quand même assez étrange de dépenser de l’argent que vous n’avez pas encore. 

Le déficit des clubs sur cette saison 2024-2025 sera entre 1,2 et 1,3 milliards d’euros avant cession de joueurs. Dans n’importe quel secteur, si un patron présente à son conseil d’administration un déficit d’exploitation à 1,3 milliard d’euros, il ne serait même plus là le lendemain pour évoquer les pistes de réduction de ce déficit d’exploitation…

C’est aussi élevé que l’année du Covid. Le football français perd structurellement, au cours des dernières années, de l’ordre d’un milliard d’euros en moyenne par an avant cession de joueurs. Entre 300 et 500 millions d’euros par an, après. Même si des actionnaires ont les moyens de couvrir ces pertes, ça n’a aucun sens.

Tout club qui n’est pas qualifié en Coupe d’Europe ou qui n’a pas été qualifié au cours des deux, trois dernières saisons en coupe européenne et qui ne bénéficie pas d’un actionnaire très solide, est en danger. La répétition des efforts qui est demandée fait naturellement augmenter les risques.

En fonction de la capacité des actionnaires à faire ou ne pas faire ou la volonté de faire ou de ne pas faire, il n’est pas exclu qu’il y ait cette saison une ou plusieurs rétrogradations administratives. Attention. Il n’y aura pas, comme j’ai pu l’entendre, 5, 6, 7 rétrogradations. On ne jouera pas à 12 en Ligue 1. C’est un scénario qui n’existe pas.

La DNCG dissèque la situation d’un club à un instant de raison, elle regarde la capacité historique démontrée ou pas des actionnaires à tenir leurs engagements. C’est uniquement si elle est convaincue que l’actionnaire ne veut plus ou ne peut plus couvrir les risques liés à la saison à venir qu’elle peut prononcer des mesures allant jusqu’à la rétrogradation.

Il est très probable qu’il y ait, cette saison, un nombre plus important de mesures d’encadrement, voire de mesures d’interdiction de recrutement que celles qu’on a pu connaître l’année dernière. Il ne faut pas croire que les difficultés actuelles liées à l’absence de visibilité sur les droits domestiques sont la raison principale de la situation dans laquelle se trouvent les clubs.

On attend une diminution significative de la masse salariale. Ça, c’est la priorité absolue. Nous ne comprendrions pas le contraire. Par exemple, les joueurs en fin de contrat à l’issue de la saison, c’est 250 millions d’euros de masse salariale en Ligue 1 et en Ligue 2. On a, dans tous les grands championnats européens, entre 25 et 27 joueurs sous contrat. La moyenne en France est de 36 joueurs pros sous contrat. C’est trop."

Pour rappel, depuis le dernier mercato hivernal, l'ASSE a actuellement 43 contrats professionnels (dont 3 joueurs en prêt et 5 joueurs prêtés), 15 d'entre eux s'achevant fin juin. Les Verts seront repêchés si 2 clubs de l'elite son rétrogradés par la DNCG.

 

 

 

Potins
29/04 21:51
Espaly retrouve le championnat N3
29/04 21:49
Se souvenir des belles choses
29/04 21:02
Les Ruthénois en pleine confiance
29/04 19:55
Pinelli en a pleuré
29/04 16:53
Gare à Jean-Lambert, les Verts !
29/04 11:47
Montanier a déjà gagné à Rodez
29/04 11:09
Quand tu vises la montée, ce n'est jamais acté
29/04 10:20
Rodez invaincu depuis le plus longtemps en Europe
29/04 09:46
Raveyre parmi les jeunes gardiens les mieux valorisés
29/04 09:46
Tessier en passe de racheter le Clermont Foot ?
Articles
26/04/2026
Finale perdue
19/04/2026
Chaque match a sa vérité
16/04/2026
ENTRE POTEAUX – EP6 : SAM 42
12/04/2026
On savait qu'ils prennent des risques
05/04/2026
On n'a pas été bons
02/04/2026
La Gralousie
23/03/2026
Un second système
17/03/2026
Didier Pascual : "La sanction collective est une entrave à mes droits"
15/03/2026
Fin de la série de victoires
05/03/2026
ENTRE POTEAUX – EP5 : ARDBEG

Partager