Pinpin sur les terrains
Arrivé cet été en provenance de Bourg-Péronnas pour coordonner la cellule de recrutement du centre de formation de l'ASSE, Eric Perrin alias "Pinpin" est cette semaine à Hauteville-Lompnes (Ain) pour superviser les joueurs participant à la coupe interdistricts. Il en a profité pour se confier à l'édition bugiste du Progrès. Extraits.
"J’ai pris une disponibilité pour donner suite à la proposition de Bernard David, responsable du centre de formation de l’ASSE. Je n’ai pas postulé, mais je prends cela comme une reconnaissance de mon travail d’éducateur pendant 28 ans et avec Gérard Fernandez j’ai pris ce job à temps plein très à cœur. Je recherche des jeunes de talent, la plupart de 13-14 ans, ou plus âgés, et je les évalue sur 4 critères : le mental, la technique, le sens tactique ou l’intelligence de jeu et le physique. C’est un métier difficile, où la marge d’erreur est importante, car il faut arriver à projeter ces talents sportifs sur 4 ou 5 années, quand ils pourront aspirer à devenir professionnels. Cela explique sans doute que sur une promotion, 1 ou 2 joueurs en moyenne réussiront au plus haut niveau. Le suivi scolaire est donc capital, pour avoir une porte de sortie autre que le football, même si beaucoup trouveront leur place à des niveaux inférieurs à la Ligue 1.
L'image du club joue beaucoup et celle des Verts est excellente. Je ne propose jamais d’argent aux parents, contrairement à certaines grosses écuries, je garantis simplement une excellente prise en charge. Une fois qu’ils entrent à l’Etrat, au centre de formation, le plus difficile commence, car il faut beaucoup travailler pour réussir. La valeur travail est d’ailleurs ardemment défendue par le président Romeyer, que je rencontre régulièrement, surtout dans cet ancien bassin minier, où elle est inscrite dans la culture locale. Dans le recrutement, comme dans d’autres secteurs, c’est souvent le premier qui fait une approche, une proposition, qui gagne. Il s’agit alors de ne pas se tromper, pour ne pas décevoir."